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Les écrivains veulent voir leurs ouvrages introduits dans le programme scolaire. Ils l’ont fait savoir au ministre de la Culture et de la communication qui a effectué hier une visite de prise de contact avec ces acteurs de la littérature.

Les écrivains ont trempé leurs plumes dans l’encre et usé de leur voix pour mettre sur la table une série de doléances devant le ministre de la Culture et de la communication qui a effectué une visite de prise de contact à la Maison des écrivains Keur Birago. Parmi les revendications, il y a l’introduction des nouveaux ouvrages dans le programme scolaire. Un changement pour donner du crédit à la nouvelle génération d’écrivains, selon Moumar Guèye, poète-écrivain et vice-président de l’Association des écrivains du Sénégal. «Il y a, depuis 1960 à nos jours, des livres qui ont été retenus par le comité ad hoc pour figurer au programme scolaire. Mais il se trouve que même les enseignants aujourd’hui, les livres qu’on donne actuellement, ce sont les livres qu’eux-mêmes avaient lus quand ils étaient des élèves. On a l’impression qu’il y a une seule génération d’écrivains. Je n’ai rien contre les anciens ouvrages, mais ça devrait tourner, ça devrait évoluer, ça devrait changer. Il y a de très bons romans qui ont été écrits tout récemment, mais c’est toujours les mêmes choses», déplore M. Guèye. L’écrivain s’insurge aussi contre le manque d’émissions consacrées au livre et à la lecture par les médias même s’il reconnaît la grande importance qu’accordent certaines radios et télévisions à la littérature. Egalement dans les revendications, le Fonds de promotion du livre et de la lecture, un lieu de résidence pour l’écriture des ouvrages etc. Devant un collège d’acteurs des lettres et pas des moindres, à l’instar de Alioune Badara Bèye, président de l’Association et d’autres comme Abdoulaye Racine Senghor, le ministre de la Culture a visiblement souscrit à la première demande, c’est-à-dire l’idée d’introduire la nouvelle génération d’écrivains dans le programme scolaire. «On doit pouvoir renouveler dans les programmes les livres en fonction de l’enjeu du moment. C’est un accord tacite que nous pouvons avoir avec le ministère de l’Education nationale. Ce qui est valable même si dans notre pays on ne parvient pas à diffuser des livres au niveau de nos écoles pour qu’elles s’en approprient elles-mêmes. C’est un faux luxe et c’est là aussi où les éditeurs doivent travailler», dit-il. Il promet de porter le combat, mais avec l’aide des écrivains.

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