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Ces phrases peu diplomatiques prononcées lors de conférences et manifestations publiques du Président gambien sortant prouvent à quel point les relations entre les deux voisins étaient souvent heurtées.

«Ce que j’ai fait pour l’économie sénégalaise, le Sénégal n’en a pas fait le quart. Je parle de la contribution de leurs entreprises dans les infrastructures de notre pays : les aéroports, les routes et autres. Jamais le sens inverse.»
«De Diouf à Macky, tous voulaient me combattre. Mais je veux qu’ils sachent que je ne suis pas leur égal. Mais vous savez pourquoi ils veulent me combattre ? Parce que moi je suis indépendant ; eux sont dépendants de la France et de François Hollande.»
«Abdou Diouf est toujours un ami. Je l’appelle Mak dji (le grand). Et lui me rend bien ce respect par Serigne bi. Allez lui demander pourquoi. Quand il a décidé d’être candidat en 2000, je l’ai appelé pour lui dire : «Mak dji, ne vous fatiguez pas. Depuis que je vous ai entendu chanter «mbirmi ay safantela», j’ai dit que yow do saf. Il a été battu.»
«Quand Wade est arrivé au pouvoir, il m’a tout de suite fait savoir qu’il n’a pas besoin de la Gambie. Je lui ai répondu : A te voir, on ne sait même pas si tu ris ou pleures. Les Sénégalais ont de gros soucis à se faire. Il ne m’a jamais appelé Président Jammeh ; toujours Yahya. Et il a eu le toupet de me dire : «Tu me dois du respect ; je suis ton aîné.» Je lui ai dit : Je suis aussi ton aîné en tant que chef d’Etat.»
«Avant le match de football entre le Sénégal et la Gambie, Wade a appelé El hadj Diouf et lui a dit : «C’est la guerre !» Je lui ai téléphoné pour lui rappeler que la guerre, c’est pour des soldats et non des joueurs de foot. Tu n’as qu’à le dire à ton Cemga. Je sais que ce sont les Etats-Unis et la France qui te manipulent. Mais si un seul de tes soldats touche à un seul joueur gambien, je prendrai mon café sur ton crâne».
«Diouf a fermé les frontières 2 fois ; Wade l’a fait 5 fois. Quand je m’apprêtais à prendre ma revanche, Wade était parti. Macky Sall est arrivé. Je lui ai dit tout de suite : «Toi, je ne t’accorderai même pas 5 minutes. Si tu fermes la frontière, je ferai de même et on verra qui va en pâtir le plus.»
Source Youtube 

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