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L’employé de la Nma Sanders Baye Diadji Mbengue a été condamné à 2 ans dont 3 mois ferme et ses coprévenus Cheikh Ousmane Foutiyou Ndiaye, Sira Faye, Samba Diouf, Babacar Mbaye Diène, Ibrahima Baldé à 2 ans assortis de sursis. Les prévenus comparaissaient respectivement pour vol commis dans le cadre du service et utilisation frauduleuse de moyen de paiement pour le premier nommé et complicité de ce chef pour les autres. Baye Diadji Mbengue avait reçu de son supérieur la carte électronique qui servait à s’approvisionner en carburant. Mais au lieu de la restituer, il a choisi de la dissimuler malgré les réclamations de la société. En réalité, il mijotait quelque chose. C’est ainsi qu’il a mis en place un modus operandi en identifiant un certain nombre de pompistes. Car la carte qu’il disposait ne sert qu’à la fourniture de carburant. Mais avec la complicité de ses coprévenus, il a récupéré avec des sommes de 500 000 francs moyennant des pots de vin (50 000 francs). C’est ainsi qu’il est arrivé à pomper entre septembre et octobre des caisses de la Nma Sanders la somme de 3 500 000 francs. D’ailleurs après avoir constaté la disparition de la carte, la société l’a bloquée. Mais, c’était trop tard, car le mal était déjà fait.
Devant le juge, le prévenu n’a pas cherché à altérer la vérité. «Je me suis présenté dans les différentes stations d’essence Total.  A chaque fois je disais au pompiste que c’est mon supérieur qui m’a envoyé et voudrait à la place du carburant une somme de 500 000 francs en leur donnant le code. Après le retrait je lui donnais la somme de 50 000 francs», a-t-il avoué. Ces coprévenus, qui avaient reconnu les faits, se sont vite rétractés en soutenant à l’unanimité qu’ils ignoraient l’origine frauduleuse de la carte électronique.  Pour lui épargner la prison, les parents du sieur Mbengue ont réuni la somme de 1 500 000 francs qu’ils ont versé à la partie civile qui ne s’est pas empêchée de réclamer le reliquat devant la barre en guise de dommages et intérêts.
Le parquet a requis 2 ans dont 3 mois ferme contre Baye Diadji Mbengue et 3 mois ferme pour les autres.  Les différents avocats de la défense, à l’exception de celui du principal concerné, ont plaidé la relaxe à titre principal ou l’application bienveillante de la loi à titre subsidiaire. Selon eux, leurs clients ne connaissaient pas l’origine frauduleuse de la carte.  A la limite, ils ont commis une faute professionnelle en ce sens que, soulignent-ils, cette carte n’est pas destinée à retirer de l’argent. Pour ce faire, précisent-ils, c’est leur société qui doit les punir.  Selon Me Mbaye, son client Baye Diadji devait-être poursuivi pour abus de confiance. A en croire l’avocat, la carte lui a été remise par son supérieur. Il ne l’a pas subtilisée, a-t-il précisé. Il reconnait tout de même que c’est par son comportement que ses coprévenus ont obtenu le code.  Il a plaidé l’application bienveillante de la loi.

justin@lequotidien.sn

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