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La possibilité de voter avec les anciennes cartes d’identité et d’électeur numérisées et les récépissés est une proposition qui a été faite par la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) et le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce). Seulement pour ces organisations, il y a eu un problème de méthodologie et une absence de consensus dans la prise de cette décision. «Le vote avec le récépissé, c’est le nœud gordien. Si on avait de manière consensuelle su se mettre d’accord sur comment voter avec le récépissé, nous aurions régler le problème. Malheu­reusement, nous n’avons pas été écoutés. Finalement, la décision a été prise sans consultation, elle est rejetée par l’opposition. Il fallait commencer par les con­sultations, mais on a fait l’inverse», a déploré hier le président du Cosce, Pr Babacar Guèye, lors d’une conférence de presse. A trois jours du scrutin, il reste encore optimiste pour arriver à un consensus sur ces questions avec les différents acteurs. Les membres de cette organisation ont réitéré leurs propositions qui doivent être adoptées sur la base d’un consensus. «Si la direction des Elections peut garantir la mise en place de toutes les cartes dans les lieux, il serait possible de retirer sa carte jusqu’au jour du vote. De même, les électeurs qui n’auront pas reçu leur carte pourraient voter soit avec leur ancienne carte et leur récépissé et tout document d’identification si le nom et le numéro figurent sur la liste d’émergement», soulignent-ils.
Ces organisations de la société civile ont aussi proposé «l’édition de la photographie des électeurs, surtout les primo-inscrits, sur les registres d’émergement, l’affichage de la liste des électeurs, surtout des primo-inscrits sur les registres d’émargement, l’affichage de la liste des électeurs devant chaque bureau de vote, la distribution des cartes jusqu’au jour du scrutin». Le Cosce et la Pacte lancent un ultime appel aux «différents acteurs politiques à être ouverts à toutes formes de propositions qui pourraient permettre de s’entendre sur l’organisation du scrutin et les modalités du vote pour que les élections se déroulent dans la paix, la transparence et le respect de la loi». Interpellé sur la question du report des élections, le Pr Babacar Guèye soutient qu’il y a des solutions qui nécessitent un report, mais la décision doit venir des différentes parties prenantes et par consensus.
dkane@lequotidien.sn

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