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Le budget du ministère de la Culture et de la communication est de 22 milliards 805 millions 610 mille 234 F Cfa pour l’année 2020. Il n’a pas connu une baisse, mais un réaménagement. En effet, 10 milliards 500 millions de francs, qui étaient prévus pour la construction du centre d’exposition de Diamniadio, ont été transférés au ministère du Commerce.

Le budget 2020 du ministère de la Culture et de la communication a été voté hier. Il s’élève à 22 milliards 805 millions 610 mille 234 francs Cfa en crédits de paiement. Un budget qui n’a pas baissé, mais qui a connu un réaménagement. Le ministre des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, explique qu’«un montant de 10 milliards 500 millions de francs, qui était prévu pour la construction du centre d’exposition de Diamniadio, a été transféré au ministère du Commerce».
Toutefois, aucun des députés ne s’est intéressé au budget lors des discussions. Ils ont par contre demandé des explications par rapport au blocage du projet de construction du Mémorial de Gorée, et du bateau le Joola, du statut de l’artiste, l’entrée en vigueur du Code de la presse, la fiabilité du sabre de El Hadji Oumar et l’Histoire générale du Sénégal.

Plaidoirie sur la rentrée en vigueur du Code de la presse et amélioration
des conditions des journalistes
«Un point sur une grande préoccupation de notre pays, c’est la question de la formation des journalistes. On a de sérieux problèmes dans notre pays parce qu’on a une grande tradition avec des intellectuels de très haut niveau, les Bara Diouf, Babacar Touré, Babacar Fall de grands intellectuels», a déclaré Cheikh Tidiane Gadio. Malheu­reusement, ajoute-t-il, «on a des problèmes de recyclage, de perfectionnement et le niveau a chuté (…)».

Le sabre et l’Histoire générale du Sénégal contestés.
Moustapha Guirassy pense qu’il faut se prononcer par rapport au sabre de El Hadji Omar Tall. «On ne peut pas continuer à débattre comme ça. Il faut que le gouvernement prenne position pour nous dire réellement si c’est son sabre ou pas», invite-t-il. Serigne Mansour Sy Djamil va l’appuyer : «Le problème de l’Histoire du Sénégal, c’est le problème des historiens qui doivent faire des recherches. Je ne crois pas que les familles religieuses soient les mieux placées pour parler de leur propre famille.» Autre préoccupation de M. Sy : «Comment peut-on parler de l’Histoire générale du Sénégal, d’histoire de familles religieuses du Sénégal quand la littérature, la production intellectuelle de ces familles-là est totalement ignorée.»
Serigne Cheikh Mbacké n’a pas mis de gants pour s’y mettre. Selon lui, ceux qui ont écrit sur l’Histoire du Sénégal «sont juste nuls. Tout ce qu’ils ont dit est faux. Il faut brûler ce livre».

Abdoulaye Diop : «Il ne faut pas voir le diable partout»
S’agissant du livre de Iba Der Thiam et Cie, le ministre de la Culture et de la communication a appelé les parlementaires à être tolérants à l’endroit des rédacteurs. «Notre histoire a été toujours écrite par les autres. Aujourd’hui, on nous dit voici votre histoire. Il peut y avoir des insuffisances, mais il faut encourager cela», a-t-il dit. Concernant le sabre, il pense que parler de restitution, c’est donner à quelqu’un ce qui lui appartient. Donc, a priori, «il ne faut pas voir le diable partout».
Sur la presse, il dira qu’il y a beaucoup de gens qui vivent la même situation. «On va discuter et on va voir ce qui est d’intérêt et ce qui ne l’est pas, qu’est-ce qui est utile et ce qui ne l’est pas. Au-delà de ça, il faut encadrer la presse. On est en train de travailler sur le Code de la presse, mais avant tout il faut que l’on soit d’accord sur des points.» Le ministre a informé en outre que pour le mémorial du Joola, le marché a été attribué et les travaux seront lancés en décembre 2019. Quid de Gorée, l’acompte de démarrage est payé, les études techniques et architecturales seront bouclées et validées en fin décembre par la commission technique mise en place.

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