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Je me permets de prendre ma plume, ou plutôt mon clavier, pour exprimer mon point de vue sur une affaire de voyeurisme qui est en train de prendre une tournure démesurée et qui porte principalement sur ma personne et maintenant sur ma famille.
Il y a moins d’une semaine, je n’aurais jamais pensé un jour faire une intervention dans la presse pour cette affaire, mais l’ampleur est devenue telle que la sécurité de ma famille commence à être en jeu.
L’histoire débute lorsque je décide de m’installer, avec ma petite famille, en banlieue dakaroise en louant un appartement chez l’habitant, la famille propriétaire étant installée aux étages supérieurs.
Quelques jours après notre installation, je me rends compte, en me promenant, en me rendant à la boutique et autre, que ce qui se passe chez moi se propage dans le quartier avec diverses interprétations. Je prends conscience qu’une campagne de dénigrement sur ma personne a commencé dans un garage où il est vendu des légumes et produits halieutiques.
Aujourd’hui, à l’heure où j’écris, des nouvelles sur moi et ma famille se propagent dans les réseaux sociaux à travers des audios et des messages. J’ai été physiquement décrit et les gens me reconnaissent facilement. Une partie des gens qui reçoivent ces messages, ne les vérifient pas et se donne le droit de verser injustement dans la méchanceté sans aucune pudeur, quand ils me reconnaissent dans les lieux publics. Des membres de ma famille sont injustement touchés également par des paroles blessantes.
La dame instigatrice de tout cela fera comprendre qu’elle ne supporte plus nos «assalam alaykum, nanguene deff». Elle trouve cette salutation sèche et me reproche de ne pas m’arrêter devant sa boutique pour discuter avec elle.
Quelques points :
je n’ai rien contre le fait de prendre le temps de discuter, d’échanger avec autrui, mais cela devrait se faire naturellement. Et si cela ne peut pas se faire naturellement, que cela se fasse sans contrainte. Ce n’est pas en me faisant peur ou en menaçant de salir mon honneur dans les rues que je vais prendre le temps de venir discuter de tout et de rien avec toi. Si je le faisais, tu renouvelleras cette pratique malsaine avec celui qui viendra après moi. Et je ne serai jamais parmi ceux qui cherchent à préserver le Bien sur terre, ni parmi ceux qui encouragent les bonnes valeurs comme : le respect de la liberté de l’autre, la sincérité dans les relations, la sincérité dans les œuvres destinées à l’adoration de Dieu, etc.
je n’ai ni le temps ni la force d’entretenir des rancunes. Mais est-il sensé qu’un injuste qui poursuit son injustice sans retenue dise «celui que j’opprime ne veut pas me pardonner» ? ;
le fait de propager des rumeurs sans fondement n’est accepté ni par les règles de bienséance (adab), ni par les religions musulmane et chrétienne ;
Chacun a le droit de préserver du regard ses œuvres religieuses ;
Il est temps d’arrêter de relayer sur WhatsApp ce qui se passe dans la maison de mes parents et dans ma vie conjugale ;
Je demande à la presse de préserver autant que faire se peut ma vie privée et celle de ma famille et de ne pas encourager à diffuser les informations sur nous dans les réseaux sociaux (même si je ne suis pas nommément cité).
Il est mentionné dans le Coran une qualité qui fait de la communauté de Mohammed (saws) la meilleure des communautés : c’est le fait «d’ordonner le bien et d’interdire le mal».
Epier une personne pour diffuser ses actes dans les réseaux sociaux sans «soutoura», et souvent avec une fausse interprétation, fait partie sans aucun doute des caractères bas de l’homme d’aujourd’hui. Une partie de ceux qui diffusent ces injustices sur ma famille sont des gens qui pensent que chaque cri, chaque bruit de chaise, chaque bruit d’objet qui tombe est dirigé contre eux. Pour la plupart d’entre eux, la morale ne suffit pas pour arrêter. C’est pourquoi une action judiciaire sera préparée.
Nous sommes rentrés sans doute dans une période de crise des valeurs. L’homme peut essayer de détruire son prochain alors qu’il n’y a jamais eu une quelconque relation entre eux.
L’homme peut pressentir un danger pour son ami, son proche parent. Il ne le conseillera pas, ni ne l’assistera ni ne le protègera et il peut se réjouir en cas de défaite de ce dernier.
J’ai été plusieurs fois diffamé dans cette affaire. Mais je suis convaincu que le Seigneur ne fait que du bien pour ceux qui essayent de suivre sa voie avec constance et qui essayent de pratiquer la connaissance de Son Unicité. Et Il a une maitrise complète de la situation.
Il est dit dans le coran :
«Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, vérifiez-la [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.» (Sourate 49, verset 6).
«Ô vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.» (Sourate 49, verset 12).
Je termine avec la légende du Colibri, racontée par le romancier Pierre Rabih, qui est disponible sur le net :
«Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : «Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !»
Et le colibri lui répondit : «Je le sais, mais je fais ma part.»

wadji719@yahoo.com

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