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Hommage a été rendu au premier muezzin de l’islam à travers un colloque international. Cette rencontre a servi de prétexte au président du Mouvement pour la renaissance de la voie islamique (Morevi) d’annoncer l’érection du complexe Abou Bilal à Diamniadio et la réalisation d’un film sur lui, afin de vulgariser son œuvre.

Premier muezzin de l’islam, Seydina Hazrat Bilal va voir son œuvre vulgarisée au Sénégal. Le président du Mouvement pour la renaissance de la voie islamique (Morevi) a annoncé que d’importants projets sont en cours dans cette optique. Il s’agit notamment de l’érection du complexe Abou Bilal à Diam­niadio, avec plus de 60 mille places, ainsi que la réalisation d’un film consacré à ce grand musulman.
Lors de la première édition du colloque international sur la vie et l’œuvre de Bilal, M. Mbengue a également exhorté la jeunesse du continent à préférer les diplômes délivrés dans les universités africaines «au lieu d’amplifier le phénomène de la fuite des cerveaux».
Le professeur Moustapha Guèye a pour sa part mis en exergue la vie et l’œuvre de Seydina Bilal. «Bilal Hazrat est un Noir d’Ethiopie. Ses parents étaient des esclaves. Lui-même était esclave de naissance. Il a été fait esclave à deux occasions. Son premier maître, Oumaya Bin Khalif, était un des chefs de la Mecque. C’est Hazrat Abou Bakr qui paya la rançon de sa délivrance à Oumaya pour le placer comme serf chez son second maître, le prophète Mohammed (Psl)», raconte-t-il. Non sans rappeler qu’avec son visage noir, son cœur lumineux et éclairé, aguerri par toutes les souffrances et les tortures qu’il a subies, «Bilal cria la vérité et fit entendre le message de l’islam à toutes les oreilles».
Il a souhaité que l’on s’imprègne de son exemple pour s’assumer en tant que musulman. «Aujourd’hui plus qu’hier, le nom de Bilal doit sonner comme un slogan égalitaire, un chant de liberté, un rayon d’espoir pour les opprimés. On doit le citer en exemple pour mettre en lumière le combat de l’islam contre le racisme et l’appel coranique à l’affranchissement des esclaves», a-t-il dit. Il poursuit : «Le nom de Bilal doit continuer à être cité comme un symbole d’autodétermination dont les Africains, notamment ceux d’obédience musulmane, doivent s’inspirer.»
Pour le directeur général du Comité permanent de l’Orga­nisation de la coopération islamique pour l’information et les affaires culturelles (Comiac), Oumar Seck, le musulman doit lutter sans relâche pour défendre l’islam. Malheureusement, «nous traversons une époque où cette religion est souvent bousculée. Nous devons donc, nous Séné­galais qui dirigeons le Comiac, lutter pour défendre et mettre en avant ces valeurs de l’islam». M. Seck pense ainsi que Bilal doit être notre image et doit accompagner toutes les actions de cette jeunesse de la Oumah islamique.
mfkebe@lequotidien.sn

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