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La grille des séries télévisées sénégalaises vient d’être renforcée par l’arrivée du film «Vip sagnsé». La diffusion qui a commencé samedi sur la Sen Tv se fera désormais tous les samedis et dimanches à 21h. Le public a assisté au Canal Olympia, samedi, à l’avant-première. Le producteur Alioune Ndiaye a souligné que le film est venu pour essayer de décompresser les gens.

Vip sagnsé arrive pour bousculer les nouvelles séries sénégalaises qui crèvent le petit écran. Les téléspectateurs seront désormais servis tous les week-ends sur la télévision privée Sen Tv à partir de 21h. En effet, la diffusion a commencé depuis samedi dernier. Le même jour au soir, le public a été convié au Canal Olympia pour vivre en avant-première la série. Après que le duo Mohamadou Bamba Camara et Maïmouna Bessa ont annoncé la couleur, la salle lumineuse a aussitôt plongé dans la pénombre. C’est le début de la diffusion. «On a essayé de parodier, de caricaturer le monde de la jet-set sénégalaise en passant par un vendeur de tissus, et puis en essayant aussi de montrer autant que faire se peut les capacités, le savoir-faire des tailleurs sénégalais. On a essayé de montrer qu’ils sont capables de faire de bonnes choses, de belles choses. Le film, c’est de l’humour, c’est le monde de la jet-set sénégalaise qui est caricaturé. C’est aussi le travail des tailleurs sénégalais qui est mis en exergue», a expliqué le producteur Alioune Ndiaye à la fin.
Le film Vip sagnsé s’intéresse à l’habit sénégalais. Il participe aussi et surtout à l’éveil des consciences par rapport à certains comportements notés dans notre société. L’acteur principal, Meïssa, est en effet un vendeur de tissus qui a pignon sur rue. Il gère son commerce avec ses deux épouses, parallèlement avec sa copine. Il dispose aussi de son tailleur spécial. Meïssa, avec ses baragouins, arrachait le rire aux nombreuses personnes qui ont effectué le déplacement. C’est une façon, d’après le producteur, d’essayer de décompresser les téléspectateurs. Il dit : «C’est un choix délibéré parce que nous sommes des acteurs de la communication sociale. Donc notre travail c’est, comme on le dit, d’informer, d’éduquer et de distraire. Et avec tous les produits que nous faisons, on informe, on éduque et son distrait. L’humour, c’est la partie distraction de notre travail.» Et de renchérir : «Dans le film, on montre aux gens que très souvent ceux qui passent leur temps à faire semblant ne sont pas vraiment les meilleurs et qu’il y a un besoin dans ce pays de rechercher un peu plus l’authenticité, la vérité, la réalité. Donc, il y a beaucoup de messages.»
Sur le choix des tailleurs ayant participé à la réalisation du projet, Alioune Ndiaye informe que pour l’essentiel ils collaborent avec sa maison de production, Pikini production, depuis longtemps.
msakine@lequotidien.sn

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