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Le Sénégal assume sa position d’avoir porté la résolution 2334 en faveur de l’arrêt de la colonisation israélienne en Palestine. La passation pacifique du pouvoir par Yahya Jammeh en Gambie est aussi toujours réclamée par Dakar. Ces deux questions ont été abordées, hier,  par le ministre des Affaires  étrangères, Mankeur Ndiaye devant les députés.

Le Sénégal ne plie pas sous la menace du Premier ministre israélien, qui a pris des mesures de rétorsion diplomatique et économique. A l’Assemblée nationale hier, le ministre des Affaires étrangères a réitéré que le Sénégal assume le parrainage de la résolution 2334 en faveur de l’arrêt de la colonisation israélienne en Palestine. Devant les représentants du Peuple, Man­keur Ndiaye tonne : «Cette position, nous l’avons prise et nous l’assumons quelles que soient les sanctions qui ont été officiellement notifiées  au gouvernement du Sénégal.» Sur le rappel immédiat à Tel- Aviv de l’ambassadeur israélien au soir du vote de la résolution, Mankeur a signalé que cela ne signifie pas une rupture de relations diplomatiques entre les deux Etats. Parce que, dit-il, «le gouvernement israélien a nommé un chargé d’affaires qui continue de diriger l’ambassade.» Répon­dant à une question de la députée Mbayang Guèye Dione sur l’impact de la suspension des accords de coopération décrétée par le Premier ministre Benja­min Netanyahou,  le ministre sénégalais a minimisé cette sanction. Il dit : «Ces programmes de coopération ne sont pas aussi denses que cela. Et je ne pense pas qu’ils  puissent affecter quoi que ce soit sur le développement d’une localité.» Le ministre des Affaires étrangères sénégalais a cependant déclaré que les autorités ne vont pas polémiquer sur cette question. «Cette tempête va passer, la normalité va revenir et que l’ambassadeur d’Israël reviendra et va reprendre ses fonctions».  Le Sénégal, qui avait rétabli ses relations diplomatiques avec Israël en 1995, espère une issue heureuse à cette crise sans remettre en cause ses principes.

Loi d’amnistie pour Jammeh
Sur la situation en Gambie, le député Me El Hadji Diouf a interpellé le ministre s’agissant de l’idée d’une intervention militaire envisagée par la Cedeao. Après avoir appelé au dialogue et à la prudence, le parlementaire a laissé entendre qu’il ne faut pas «qu’on n’accepte que la France ou la Cedeao nous poussent vers la guerre, qu’on nous évite d’attaquer un pays souverain». En réponse, Mankeur Ndiaye a réitéré la position affichée par Macky Sall consistant à demander à Jammeh à céder son fauteuil. Après avoir révélé que dans les coulisses, certains négocient pour une loi d’amnistie, il a rappelé qu’à partir du 18 janvier à minuit, Yahya Jammeh ne sera  plus Président de la Gambie.
msakine@lequotidien.sn

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