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La mobilisation ne faiblit pas au collège Bosphore de Yavuz Selim. Après la société civile, la direction des écoles a reçu hier les secrétaires généraux des syndicats d’enseignants. Le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen secondaire (Cusems), l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden) et le Syndicat unique et démocratique des travailleurs du Sénégal (Sudes) ont, à l’unanimité, condamné la décision de l’Etat de transférer la gestion des écoles Yavuz Selim à une fondation du gouvernement turc nommée Maarif. Abdou­laye Ndoye a indiqué que l’Etat du Sénégal est en train de bafouer le droit à l’éducation qui, selon lui, est  fondamental. Le secrétaire général du Cusems a aussi déploré le fait que cette  décision ait intervenu en pleine année scolaire perturbant ainsi les élèves, les parents d’élèves et les enseignements alors que, note-t-il, les autorités ont toujours demandé aux enseignants de mettre l’élève au centre des préoccupations pédagogiques. Son collègue Diap Sène s’est insurgé contre ce qu’il appelle la paupérisation du corps enseignant. «Nous avons vu l’appel à candidatures de la fondation Maarif qui recrute des enseignants de niveau bac sans aucune formation ni expérience. Nous n’accepterons pas ce manque de respect», tonne le syndicaliste. Il appelle le Peuple sénégalais à se dresser contre cette forfaiture de l’Etat du Sénégal. Le secrétaire général adjoint de l’Uden a promis à la direction des écoles Yavuz Selim un soutien. D’ail­leurs, indique-t-il, il va informer ses instances et soutient que son organisation syndicale prendra les mesures qui s’imposent.  Même son de cloche du côté du Cusems : Abdoulaye Ndoye souligne, qu’après con­sul­tation, le Cu­sems va prendre les mesures. Le Sudes, quant à lui, a exprimé sa solidarité à l’égard du personnel enseignant et dénoncé la reculade de l’Etat face aux chantages et pressions «inacceptables» de l’Etat turc.
ndieng@lequotidien.sn

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