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L’ancien président gambien, Yaya Jammeh, a volé environ 975 millions de dollars au cours de ses 22 ans de règne. Ceci, grâce à un détournement de fonds publics et de recettes illicites.

Le Projet de signalement du crime organisé (Occrp), un réseau mondial de journalistes d’investigation a exploité des documents judiciaires. Les enquêteurs ont donné les détails du braquage. Il s’agit selon eux, de : « 363,9 millions de dollars provenant de la société de télécommunications gérée par l’Etat, 325,5 millions de dollars en revenus grâce au trafic de bois de vène ; plus de 100 millions de dollars d’aide étrangère et urde prêts à taux réduit de Taïwan ; 71,2 millions de dollars de la Banque centrale de Gambie ; 60 millions de dollars de la Société de sécurité sociale et de financement du logement, qui gère les paiements et les pensions et 55, 2 millions de dollars de la compagnie pétrolière gérée par l’Etat ».

Des milliers de documents bancaires internent examinés par le Centre d’Interprétation et de Collection du Patrimoine Rural (CICPR), ont révélé que d’autres comptes importants avaient été pillés par Jammeh. En effet, en 1995, l’ancien président gambien a reconnu l’indépendance de Taïwan vis-à-vis de la Chine grâce à l’établissement stratégique de relations diplomatiques également établies par plusieurs autres pays africains.

Ce faisant, il a ouvert la porte à l’aide étrangère d’environ 100 millions de dollars. L’aide au développement de l’ïle d’Asie de L’Est a été versée sur un compte d’aide « spécial 3M » des donateurs à Citibank, le prêteur basé à New-York.

Les documents montrent que 35 millions de dollars du financement ont été volés en moins de deux ans. Pis, 58 millions de dollars ont été « traités », principalement par Citibank qui a transféré l’argent à un peu plus de 20 bénéficiaires dont l’un des hommes d’affaires les plus riches et les plus influents du pays et Bazzi, considéré par les Etats-Unis comme un financier clé pour le Hezbollah.

Avec PressAfrik

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