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Les habitants de Niangal exigent la mise en place de délégués dans chacun des six quartiers composant la localité. Une exigence censée mettre à niveau la localité qui, jusqu’à ce jour, est régie par un unique chef de village. «Les habitants demandent aux autorités la nomination de délégués de quartier, conformément au Code général des collectivités locales et plus particulièrement à la communalisation intégrale», ont-ils fait prévaloir dans le propos liminaire de l’Assemblée générale tenue lundi. Avec la communalisation intégrale, Yène est passée de conseil rural à commune de plein exercice. «Niangal, étant le village le plus peuplé de la commune de Yène, est caractérisé par l’étalement de son habitat vers l’arrière-pays et la naissance de nouveaux quartiers qui souffrent d’un déficit d’administration locale», ont-ils argumenté dans le document de presse. «Nous avons besoin de délégués de quartier pour que dans chaque quartier ces délégués puissent subvenir aux besoins des villageois», a indiqué Mame Babacar Bakhaw, se portant en faux contre le schéma actuel qui plombe toutes les affaires. «Pour tout Niangal, il n’y a qu’un seul chef de village. Aujourd’hui, la localité s’est considérablement étendue ; raison pour laquelle nous voulons des délégués de quartier», a assuré M. Bakhaw. Le souhait de voir des délégués de quartier à tout l’air d’un putsch contre le chef de village actuel, l’ancien sénateur Saliou Ndione. Ce dernier, membre actif du Pds du temps de Abdoulaye Wade, a dirigé la liste de Bes du niak dans la commune lors des élections municipales de 2014. Toutes les personnes présentes à l’Assemblée générale ont attaqué la manière de gérer de Saliou Ndione, taxée de «gestion clanique et patrimoniale». Suffisant alors pour demander à travers le propos liminaire «sa déchéance» du poste qu’il occupe depuis 1997. «Le chef de village ne participe à aucune rencontre convoquée par les autorités administratives. Il a désigné un intérimaire à qui il délègue ses compétences malgré la contestation populaire», ont-ils souligné comme motivation de leur volonté. «Nous voulons que le maire et le sous-préfet nous appuient pour résoudre au plus vite ce problème», a fini par dire le porte-parole du jour Mame Babacar Bakhaw.
abndiaye@lequotidien.sn

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