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L’Anacim est préoccupée par les pertes importantes en mer. Une situation alarmante qui a poussé la structure de météorologie à initier une campagne de communication de proximité dans les zones de pêche. Dans la commune de Yenne où ils étaient mercredi, les responsables de la structure ont évalué à 788 les cas en 14 ans et sensibilisé les acteurs dans le but de les amoindrir.

Une moyenne annuelle de 52 cas de perte en vie humaine entre 2000 et 2014. Une situation alarmante qui a poussé l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) à investir le terrain pour sensibiliser les acteurs. «Il y a 788 cas de perte en vie humaine en mer et plus de 78 millions de dégâts en matériels entre 2000 et 2014», selon les sources de la direction de la Surveillance des pêches. Léon Mansal, ingénieur météo à l’Ana­cim, a dirigé la délégation qui a rencontré les acteurs de la pêche de la commune de Yenne dans le cadre de cette campagne de communication de la structure par rapport à la sécurité en mer. «Les pêcheurs doivent prendre en compte cet aspect sécuritaire (…) Les chiffres au niveau national sont alarmants et augmentent d’année en année», a-t-il affirmé au sortir de la rencontre de partage tenue au centre communautaire de Yenne. Pour M. Mansal, s’exprimant lors de cette réunion qui vise à réduire les nombreuses disparitions d’embarcations suite aux mauvaises conditions climatiques, il y a lieu de se rendre sur le terrain. «Le changement climatique affecte tous les secteurs, notamment celui de la pêche. Ces dernières années, le phénomène est devenu plus violent», a-t-il noté, assurant que «cette nouvelle démarche dans la communication permet de se rendre sur le terrain pour échanger avec les acteurs pour réduire considérablement les cas de pertes en vie humaine consécutive». Dénom­brant pour sa part moins de «10 cas de perte cette année pour Yenne», Insa Sané, inspecteur des pêches du poste de la localité, en appelle à «la responsabilité des responsables des embarcations». «Il faut insister sur le port obligatoire du gilet de sauvetage, regarder l’état de la pirogue, disposer de matériaux adéquates, emporter avec soi le Gps, disposer d’un appareil téléphonique et avoir l’information de la météo pour voir si le temps est favorable ou non pour aller en mer», a-t-il ainsi préconisé.
abndiaye@lequotidien.sn

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