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Abdoulaye Diouf Sarr minimise la rébellion de certains conseillers municipaux de Yoff qui l’accusent de mauvaise gestion du budget. Le maire de cette commune dit être dans «le temps de l’action» et laisse «le temps politique» à ses pourfendeurs qu’il renvoie au Code des collectivités locales.

Abdoulaye Diouf Sarr était attendu au marché Sandika de Pikine hier. Mais cette visite ministérielle était aussi une occasion pour la presse de faire réagir le non moins maire de Yoff sur les accusations de certains conseillers municipaux de la mouvance présidentielle et de la société civile. Interpellé sur la question, Abdoulaye Diouf Sarr a déclaré : «Ces conseillers sont dans le temps politique, alors que moi je suis dans le temps de l’action. Ces gens qui ont été battus en 2014 ont un tout petit peu anticipé. Aujourd’hui, ils ont des préoccupations politiques.» ça, c’est la réponse politique à des adversaires politiques. Sur les accusations relatives à la gestion du budget, il dit : «Sur le plan juridique, un compte administratif de 2016 ne peut pas être adopté en 2016. Il faut que la perception nous donne le compte de gestion de 2016 qui n’est pas encore reçu. Et je demande à ces conseillers d’aller lire le Code des collectivités locales pour voir ce qui y est écrit.»
Lundi encore, une dizaine de conseillers municipaux de Yoff avaient signé un communiqué pour avertir que «le budget 2017 de la commune ne sera pas voté avec le blocage». Entre autres griefs, ces élus de la mouvance présidentielle qui ont mis en place «un nouveau Cadre de concertation de Benno bokk yaakaar» dans la Commune de Yoff, dénoncent l’«absentéiste du maire qui dirige l’institution par procuration, une gestion partisane dans l’octroi des bourses familiales, le financement des femmes, les aides financières pendant certaines fêtes religieuses, une gestion nébuleuse du foncier (parcellisation des terres sans l’aval du Conseil municipal (Ouest foire et bande verte), l’absence de reddition des comptes, le compte administratif 2015 non produit…».
Revenant sur l’objet de sa visite, le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire  s’est adressé aux marchands et responsables du marché Sandika qui, selon lui, méritent d’être dans des conditions d’hygiène et de sécurité, comme l’avait déclaré le chef de l’Etat lors de l’inauguration du stade Alassane Djigo la semaine dernière. «Le président de la République a lancé l’idée d’un grand marché. Et, immédiatement, nous avons décidé de nous déplacer sur les lieux pour faire la situation technique», a dit Diouf Sarr. Le directeur général de l’Agetip qui était de la délégation a promis que le projet va démarrer «dans les meilleurs délais». Si le délégué du marché approuve la visite du ministre, certains marchands eux veulent leur implication dans le dossier. «Aucune ma­quette n’a encore été présentée. On ne sait pas à quoi le projet ressemblera. Qu’on ne se lève pas un beau jour pour venir démolir le marché», prévient Youssa Guèye.
latifmansaray@lequotidien.sn

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