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Yoro Ba ne donne aucun crédit à l’opposition et proclame les victoires futures de la majorité aux prochaines Législatives et à la prochaine Présidentielle. Saluant les résultats de la visite du chef de l’Etat en France, le directeur adjoint des Ics chargé des affaires portuaires et responsable de l’Apr dans la commune de Hann Bel-Air évoque aussi les possibilités qu’offre la nouvelle centrale à  charbon acquise par sa boîte et estime que le Prési­dent Jammeh doit demander pardon à son Peuple ainsi qu’à l’Afrique avant le 19 janvier prochain.

L’opposition estime que le Président Macky Sall était allé répondre à «une convocation pour valider l’achat du Ter». Partagez-vous cet avis ?
Je ne peux pas du tout partager cette opinion. La visite du Président Macky Sall fait suite à une longue tradition d’amitié qui date de plus de trois cents ans entre la France et le Sénégal. Les relations ont connu plusieurs péripéties : il y a eu la colonisation, l’esclavage, mais c’est du passé. Aujourd’hui, pour parler comme feu le Président Senghor, on peut dire que chaque Sénégalais a son Français et même sa Française.
La France a formé plusieurs de nos cadres depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, représente des débouchés, a un rôle dans la sous-région et nous protège quelque part. Quand il y a un incendie – il y en a eu plusieurs dans le passé – elle vient en premier au secours.
Quand l’Etat français invite le Président Macky Sall à une visite d’Etat qui n’a pas eu lieu depuis 1992, on peut dire que c’est un grand honneur. Avec cette visite d’Etat, le Président Macky Sall a visité l’Institut français du pétrole (Ifp). Avec la découverte du pétrole et du gaz, c’est tout à l’honneur de notre pays de former des cadres, d’anticiper durant les quatre années à venir pour avoir les ressources humaines nécessaires, renforcer le potentiel humain – le troisième axe du Pse – pour que quand il y aura cette manne pétrolière, on puisse en assurer le contrôle, participer à l’exploration et à la production.
Quand on regarde les autres étapes de la visite du chef de l’Etat telles que le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), par rapport à l’histoire, aux tirailleurs sénégalais, la visite a été un plein succès, vu les accords signés, une partie de notre patrimoine qui nous sera restituée, la nationalité française accordée à nos tirailleurs.

Il y a eu aussi cette sortie du Président Sall sur le franc Cfa que d’aucuns ont jugé maladroite. Ne pensez-vous pas que le chef de l’Etat est vite allé en besogne ?
Non, le Président n’est pas allé trop vite en besogne. J’approuve totalement sa manière prudente d’aborder les choses. Il a expressément dit qu’il est nécessaire de laisser cette question aux économistes, aux spécialistes et aux experts pour qu’ils nous renseignent davantage. Parce qu’aujourd’hui nous faisons face à plusieurs fronts dont le pari de l’émergence qui est de remettre le pays sur les rails. Quand le Président Wade quittait le pouvoir, nous étions au bord du gouffre. Aujourd’hui, le pays est sur les rails. Donc, le principal souci des Sénégalais, c’est notre économie. Dans celle-ci, il y a la monnaie qui est très importante pour un pays. Mais nos pays sont économiquement de petits pays, ils ne sont pas viables, pris séparément. Donc, cette monnaie-là il faut la raisonner au niveau de la Cedeao et de l’Union africaine afin qu’on ait une puissance capable de faire face aux aléas monétaires.
Le Président Macky Sall a été très prudent en indiquant qu’il nous faut davantage examiner cette question. Et après, quand on aura fini avec certaines urgences, on pourra reparler de la question de cette monnaie. Puisque pour pouvoir mettre en œuvre le Pse, il faut la paix et la stabilité d’abord. Donc, on ne peut pas aller à l’aventure avec des aléas.

Il y a eu surtout des retombées économiques avec cette visite d’Etat. Quel­les projections peut-on faire dans le domaine économique en adéquation avec le Pse ?
Avec le Pse, c’est déjà poser un jalon que d’avoir ce Train express régional (Ter) qu’on aurait pu appeler Métro aérien. En tout cas, ce Ter est un joyau dans la capitale sénégalaise qui vient renforcer la mobilité urbaine et permet de gagner du temps par rapport aux étudiants.
Quand on était jeune, on avait à Paris des amis qui venaient de Rouen pour étudier. Au­jourd’hui, on peut avoir son fils, son neveu qui est à Thiès qui pourra rapidement aller à l’Université de Dakar ou bien avoir un enfant de la commune de Hann Bel-Air qui pourra aller à Diamniadio, en un temps record, étudier. C’est une bonne chose que de lancer ce projet.
Le Président Macky Sall n’a pas oublié le service voyageur, encore moins le transport de marchandises qui est aussi important puisqu’il faut aller vers le Mali, faire Dakar-Tamba-Bamako, Dakar-Tamba-Kayes ou Dakar-Tamba-Labé.

Le Pse est l’offre économique qui met en déroute Manko

Sur le plan politique, l’opposition et la majorité veulent que le président de la République nomme à la tête du ministère de l’Intérieur quelqu’un d’autre qui serait neutre au moment où le chef de l’Etat compte y maintenir M. Abdoulaye Daouda Diallo. Faut-il aller dans le sens souhaité par ces deux camps ou bien opter pour le statu quo ?
On l’a dit et redit, il y a eu Ousmane Ngom au ministère de l’Intérieur qui était du pouvoir, malgré tout il y a eu la débâcle. Donc, la personne de Abdoulaye Daouda Diallo doit importer peu sur les résultats des élections. On l’a vu même en Gambie, on ne peut plus tricher avec les élections. Même au pays de Yahya Jammeh, les élections ont été transparentes. Donc, c’est un prétexte pour cette opposition à l’inspiration tarie, une opposition qui n’a plus d’offre. Sa seule offre remonte au temps où Idrissa Seck nous proposait les grappes de convergence.
Mais avec ce Pse, on a la synthèse de tous les plans conçus antérieurement. On se souvient de la Goana, du plan Reva, de Yakal ma et autres. Il y avait aussi les plans d’ajustement structurel, les Documents stratégiques de réduction de la pauvreté (Dsrp), la Stratégie nationale développement économique et social. Le Président Macky Sall a fondu tous ces plans dans un seul et conçu un nouveau plan et mille projets. C’est cette offre-là qui met en déroute cette opposition appelée Manko. On l’a vu avec l’effritement : aujourd’hui, c’est Manko, demain ce sera Wattu, après-demain, ce sera peut-être Wattatu. Wattatu parce qu’ils seront à la traîne par rapport à l’offre économique.
Les débats doivent être économiques, comme l’a dit le Président. Il n’y a que dans cette opposition Mamadou Lamine Diallo de Tekki qui, de temps à autres, pose des questions à caractère économique et auxquelles il peut lui-même trouver réponse. Mais il n’y a pas une véritable opposition au Prési­dent Macky Sall. C’est à ce propos que je lance un appel au contre-pouvoir de la Société civile pour que celle-ci pèse de tout son poids dans le jeu démocratique.

La majorité aussi réclame le départ du ministre de l’Intérieur. Pensez-vous que c’est une revendication de façade ou juste pour amuser la galerie ?
Non, c’est une revendication de façade. Je ne vois vraiment pas l’intérêt de faire partir Abdoulaye Daouda Diallo. Il n’aura aucun pouvoir, aucune possibilité de peser sur ces élections. Les Sénégalais sont mûrs et matures. On ne peut plu les acheter, les manipuler et, à l’heure H, ils voteront. Ils voteront pour les réalisations qu’on a vues, pour le Ter, le Pudc avec les 300 forages, les 1 000 km de pistes dont personne ne parle qui serviront à éliminer les déserts médicaux, à écouler les produits agricoles, pour le projet de l’autoroute Ila Touba, le développement du secteur de l’élevage, l’amélioration de l’alimentation en bétail et surtout s’ils ont des parents aux Ics, ils voteront pour le Président Macky Sall. Puis­qu’il y a 4 ans, cette entreprise qui était le fleuron de l’industrie sénégalaise, la seule qui produit de l’engrais, on a failli la perdre.

Face à une opposition qui ne semble pas accorder ses violons, pensez-vous que la voie menant le camp du pouvoir à la victoire est vraiment balisée ?
Nous ne doutons pas un seul instant que le Président Macky Sall va remporter les prochaines Législatives et la prochaine Présidentielle. On est confiant et soudé. Il y a quelques querelles intestines au sein de l’Apr, mais on saura distinguer l’essentiel de l’accessoire. Et l’essentiel, c’est que tout ce que le Président Macky Sall avait promis, il est en train de le réaliser à travers le Pse, les infrastructures. Même dans le domaine de la pêche, on note que chaque pêcheur peut avoir aujourd’hui son moteur à pirogue et, à 300 mille francs, c’est donné.
Chaque éleveur a son quota d’alimentation de bétail, chaque paysan a son engrais à travers les Ics, il a de l’eau avec les facilités qu’on a sur le fleuve et ils ont leurs semences. Et comme le Sénégal est sur les rails, on n’a peur de qui que ce soit en matière d’opposition.

Quelle est la meilleure formule pour la majorité pour les prochaines Législatives : faut-il maintenir l’actuelle coalition ou l’élargir à d’autres formations politiques ?
Benno bokk yaakaar 1, Benno bokk yaakaar 2, Benno bokk yaakaar 3. Il faut rester dans le cadre de Benno bokk yaakaar et élargir la coalition à tout Sénégalais qui, même s’il ne fait pas de la politique, voit les réalisations. Quand vous allez dans toutes les contrées du Sénégal, vous verrez au moins une réalisation. Soit vous verrez un forage, une route ou une piste dans les 14 régions du Sénégal.

Le maire de Hann Bel-Air est de l’Afp et a gagné les dernières élections locales sous la bannière de «Taxawu Dakar». Quel type de rapports entretenez-vous avec lui en tant que responsable de l’Apr ?
Humainement, il me considère comme son grand-frère et on entretient d’excellentes relations humaines. Maintenant, on est des adversaires politiques, puisque lui est de «Taxawu Dakar». Il soutient donc Khalifa Sall qui est en train de prendre une autre pente. Donc, ils nous trouveront sur le terrain lors des prochaines Législatives, puisque visiblement ils n’iront pas ensemble avec nous. Vu les réalisations du Président Macky Sall, les jalons qu’il a posés dans le cadre de l’émergence, on n’a pas peur de les affronter lors des prochaines Législatives et de la prochaine Présidentielle. Puis­que Khalifa Sall, à propos de ses propres réalisations, même à Grand-Yoff, sa commune, j’ai écouté son maire dire qu’il y avait presque 300 bars clandestins. Donc, si on prend 300 bars clandestins durant les 365 jours de l’année, cela veut dire que chaque jour on peut se réveiller et lever le coude dans un bar clandestin différent. Que l’on soit musulman ou chrétien, on sait que les bars clandestins sont des lieux d’insécurité et c’est son propre maire qui faisait ce constat-là. Donc, on demande à notre cher Khalifa Sall de régler le problème de Grand-Yoff avant de prétendre à quoi que ce soit.

Le Président sortant de la Gambie refuse d’accepter sa défaite électorale et s’expose à des sanctions de la Communauté internationale. Etes-vous pour l’usage de la force ou une démarche diplomatique afin de le pousser à reconnaître sa défaite ?
Je suis pour les deux options, le cas échéant. Je suis d’accord avec le Président Macky Sall, pour dire qu’on est très ferme sur cette question. Et son ministre des Affaires étrangères a parlé dans le même sens : il faut que Yahya Jammeh quitte le pouvoir et ça c’est sans condition. Maintenant, le Président Macky Sall a tendu la main en disant qu’on peut offrir une porte de sortie au Président sortant gambien. Il faut savoir qu’entre le Sénégal et la Gambie, il n’y a pas deux Peuples, c’est un seul Peuple. Tout nous unit sauf la langue du colon. L’Armée sénégalaise n’a pas de problème avec celle gambienne. Le Sénégalais n’a pas de problème avec le Peuple frère de Gambie, donc le seul problème c’est Yahya Jammeh. Jammeh a été battu de manière transparente et démocratique. Il a accepté sa défaite, il n’a pas maintenant à se rebiffer.
Yahya Jammeh est toujours habillé en blanc, donc il a déjà fait son linceul. Maintenant, c’est à lui de choisir quel type de linceul sera le sien, est-ce que ce sera un linceul civil, un linceul militaire ou un linceul diplomatique ? Donc, c’est à lui de choisir sa porte de sortie. Sa porte de sortie serait que vraiment avant le 19 janvier prochain qu’il demande pardon au Peuple gambien, pardon à l’Afrique. Et à partir de ce moment-là, on pourra peut-être envisager une commission «Vérité et réconciliation».

Un départ de Jammeh du pouvoir ne constituerait-il pas une occasion rêvée pour le Sénégal de mettre fin définitivement à plus de trois décennies d’irrédentisme au sud du pays ?
Ces dernières années, on a vu que le Président Macky Sall a opté pour des négociations sans tambour ni trompette et on a vu les résultats. Mais de temps en temps, on voit des bandes armées se livrer à des braquages, mais ce ne sont pas les rebelles d’antan. Parce que les rebelles ont compris que pour développer la Casamance, il faut qu’il y ait la paix dans la sous-région, qu’on enlève les mines qui tuent nos frères au sud du pays sans distinction et ce sera pour des générations et des générations. Rien que pour ça, il faut la paix. Elle est déjà acquise. Mais elle est précaire, il faut la renforcer. Avec le départ définitif de Jammeh du pouvoir, on pourra développer cette partie de notre territoire, de la Gambie et opérer un développement harmonieux de la sous-région.

Jammeh est toujours habillé en blanc, donc il a déjà fait son linceul. C’est à lui de choisir quel type de linceul sera le sien : civil, militaire ou diplomatique ?

Que faut-il pour construire des relations saines et fructueuses entre le Sénégal et la Gambie ?
Le Président nouvellement élu est dans de bonnes dispositions. On l’a vu à travers ses échanges avec son homologue sénégalais. Nous devons construire ce fameux pont, nous sommes le même Peuple. Récemment, j’avais écrit un article intitulé : «La Gambie pour le Sénégal, suppositoire ou hémorroïde». Cet article avait du succès puisqu’il retraçait les liens historiques, les liens de sang qui nous unissent avec le Peuple gambien. Si on veut la réussite du Pse, on ne doit pas jouer au va-t’en guerre. La guerre doit être la dernière solution.

Les Ics ont traversé une période difficile. Quelle démarche l’actuelle direction a-t-elle entrepris pour arriver à un redressement de la boîte ?
Je ne pourrai pas parler au nom de la direction, mais je parlerai uniquement en tant que simple employé. Les Ics, tout comme l’industrie sénégalaise en entier, ont été un défi personnel du Président Macky Sall. Dès qu’il est venu, les Ics, la Senelec, la Suneor, la Sar ou le rail qui étaient en péril du temps du Président sortant Abdoulaye Wade sont en voie de redressement.
Ces deux dernières années, personne ne pouvait parier qu’il y aurait la construction d’une centrale à charbon de 20 mégawatts. Elle va permettre aux Ics d’être autonomes sur le plan énergétique, mais aussi de pouvoir revendre de l’énergie à la Senelec. Cela a été un succès rapide parce que c’est le Président Macky Sall qui a choisi ce repreneur, Indorama, qui a des compétences en matière d’engrais, qui est bien établi sur le plan international, contrairement à d’autres partenaires qu’avait choisis Wade qui n’avaient aucune expérience dans ce domaine-là.
On a vu aussi qu’avec la Senelec, il y avait 900 heures de délestages. Donc, le Président Macky Sall et ses ministres respectifs de l’Industrie et de l’Energie  ont remis les Ics sur les rails. Et l’ensemble des familles évoluant aux Ics et des entreprises sous-traitantes qui peuvent aujourd’hui se prévaloir d’une manne de 60 milliards sont très heureuses de cette action du président de la République.

Quelle sera la part de contribution des Ics dans la politique du mixte énergétique initiée par l’Etat ?
yoro-ba1Cette centrale de 20 mégawatts constitue un apport considérable avec la production de 700 mégawatts de la Senelec. Ainsi, les Ics ne vont plus tirer sur le réseau Senelec. Elle va même fournir de l’énergie au réseau de la Senelec pendant les moments où il y aura un trop-plein d’énergie à son niveau.
Partout dans le pays, des centrales sont en construction. Avec ce mixte énergétique, on est passé de 0 à 20% de capacité de production d’énergie avec les énergies renouvelables, l’énergie éolienne ; que cela soit à Taïba Ndiaye avec les 70 mégawatts, à Sendou avec les 150 mégawatts, à Bokhol avec le solaire inauguré récemment, à Malicounda, à Diass.
Le Président Macky Sall est en train, un peu partout dans le pays, de remonter la part d’énergies renouvelables pour la satisfaction des besoins en énergie du Sénégal. Conformément aux recommandations de la Cop22, on va bientôt atteindre les 30% pour être au même niveau que les pays développés.

On parle d’un retour en force des Français dans le secteur du pétrole et du gaz avec le dernier contrat liant Total à l’Etat du Sénégal. Etes-vous d’avis que le Président Macky Sall remet en selle la France au Séné­gal, contrairement à son prédécesseur ?
Macky Sall a donné Ila Touba, qui est de 400 milliards, aux Chinois. On a dit qu’il a les yeux bridés, il est devenu Chinois, est en train de donner le pays aux Chinois. On a vu Macky Sall donner 100 milliards de marchés aux Turcs, on a dit qu’il est devenu Turc.
La France, c’est le premier pays qui appuie le Sénégal dans le cadre de l’aide au développement. Rien que par rapport à la reconnaissance, une valeur africaine, on doit pouvoir dire : «Si on peut aider Alstom à gagner des marchés dans la transparence, on doit pouvoir le faire.» Souvent on dit que Total a fait ceci ou cela en tant que compagnie française, mais il faut savoir que l’actionnariat au plan international est très ouvert, surtout par rapport aux sociétés cotées en bourse. Donc dans les multinationales françaises, il n’y a pas que les Français ; il y a peut-être le nom qui est resté français. On a vu récemment Bp (multinationale britannique opérant dans le secteur du pétrole) s’engager dans l’exploration pétrolière et on y a noté qu’il y avait 2% de Qataris. Donc, par rapport à Total, à l’expertise française, ce voyage du Président Macky Sall en France pour signer des contrats a été une aubaine, une réussite.
L’expertise française, personne n’en doute alors que dans d’autres pays on se dit : «Est-ce qu’ils respecteront les délais ? Est-ce que leurs ouvrages auront la qualité requise ?» Ce qui n’est point le cas de la France. Même dans la commune de Hann Bel-Air où j’habite, le plan de restructuration d’un coût d’une trentaine de milliards a été fait avec l’aide de la France. Quand quelqu’un vous aide, si vous pouvez à votre tour l’aider, vous pouvez le faire.

Le processus d’élaboration du nouveau Code pétrolier vous semble-t-il inclusif, vu que la Société civile dénonce le fait qu’elle n’y soit pas associée ?
Ce qui est important, c’est ce fameux Cos Petrogaz (Conseil d’orientation stratégique du secteur du pétrole et du gaz). Le Président Macky Sall a mis, à ce sujet, en place une équipe très compétente : M. Ousmane Ndiaye, ancien Dg de Petrosen, ancien Dg des Ics, qui est diplômé de Hec et des Mines d’Alès. Donc par rapport à son Cv, à son équipe, on peut dire que ce sont des gens compétents et qu’il y aura la transparence.
Maintenant à côté de cela, je fais la proposition suivante : le Président Macky Sall peut toujours élargir davantage en lançant les «Assises nationales de l’énergie». Cela permettra toujours de mener une réflexion dynamique – pas uniquement une photographie en un instant T – de pouvoir inclure tout le monde.

Quel profit la commune de Hann Bel-Air tire-t-elle des industries implantées dans son périmètre ?
Je suis moi-même président de la commission de la Respon­sabilité sociétale d’entreprise au sein du Conseil municipal de Hann Bel-Air. Avec le maire de Hann Bel-Air, nous avons prévu d’organiser l’année prochaine un forum avec toutes les entreprises pour discuter des relations de voisinage, de la pollution, mais aussi de la fiscalité pour pouvoir ensemble définir notre meilleur devenir en termes de voisinage et de vie commune, puisque Hann Bel-Air est une commune atypique, unique au Sénégal et en Afrique parce que 80% du tissu industriel du Sénégal est logé dans cette commune. Cette commune a le port de Dakar dans son territoire, une baie, une façade maritime, plusieurs gares ferroviaires, un parc zoologique, le ministère de l’Environnement y est implanté aussi, de même que la Sones et la Sde. Il y a un camp militaire et un camp de gendarmerie.

On a noté une véritable poussée démographique dans la commune. Quelle est la politique communale dans les domaines social et culturel ?
Il y a plusieurs activités culturelles. Beaucoup de bonnes volontés ont créé des festivals. Moi-même, j’ai lancé un festival dénommé «Waane ma ni nga meuné» (Montre-moi ton talent, fais montre de ton art) qui a eu un succès et nous a permis de rencontrer la jeunesse et de la renseigner sur les opportunités d’emplois au cours de ce festival-là, en plus de révéler les nouveaux talents qui font de la musique, du chant, de la danse. Nous avons aussi mené des actions citoyennes pour la promotion des valeurs civiques. On a organisé avec plein succès des journées médicales avec 13 dermatologues, ophtalmologues, diabétologues etc. On a aussi formé des femmes à la transformation des fruits et légumes.
Par nos propres moyens et ressources, on aide les citoyens, les classes les moins favorisées. Il y a deux semaines, en partenariat avec la Sones, on était en train de raccorder une dizaine de familles et de les aider en payant de notre poche les frais de métrage.

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