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Le village d’Abéné, situé dans la commune de Kafountine dans le département de Bignona, région de Ziguinchor au Sud du Sénégal, a inscrit dans son agenda culturel, un festival. Depuis 1994, l’événement n’a pas manqué au rendez-vous. Et l’année 2017 ne compte pas déroger à la règle. Alors cette 24ème édition du Festival d’Abéné se tiendra du 26 décembre au 2 janvier prochains, date choisie chaque année par les organisateurs pour tenir leur pari avec les populations de la localité. Pour plus de visibilité, le directeur artistique du festival d’Abéné a fait le déplacement dans les locaux du journal Le Quotidien afin de mieux faire connaitre cet événement aux Sénégalais.
«Ce festival s’inscrit dans une mouvance culturelle. C’est un festival de musique, danse, théâtre, percussion, peinture, exposition des produits locaux et des Workshop. Quand on parle de Workshop, ce sont des cours que les gens donnent au niveau du village, cours de danse, de percussion, de chants», explique Bacary Sagna. D’après lui, beaucoup d’invités en provenance des autres localités du pays mais aussi de l’étranger sont attendus. La guest star est «un grand musicien de l’ombre» du nom de Adolf Coly, lead vocal de l’orchestre national. Selon M. Sagna, la nouveauté de cette édition, ce sera de «donner une chance aux jeunes de la localité qui s’intéressent de plus en plus à la musique urbaine. On a décidé de leur donner un tremplin dans notre festival», dit-il.
Les prestations de plusieurs groupes artistiques sont prévues mais également la visite au niveau des sites touristiques entre autres activités au programme d’une semaine de fête. Le thème retenu est «la promotion et le management de différents groupes ou orchestre». D’après Bacary Sagna, l’objectif visé à travers ce festival, «c’est de promouvoir la culture casamançaise, la culture sénégalaise, de pouvoir l’exposer au monde entier. Parce que ce sont les gens de toute la diaspora, du monde entier qui viennent y participer».Pour lui, ce rendez-vous dépasse non seulement les frontières du village au vu du nombre de participants mais aussi va au-delà de l’aspect culturel. «Ce festival est un facteur de paix. Quand on considère la paix en Casamance, 24 ans d’éditions ça a donné de la joie, de la paix dans le cœur des gens. Parce qu’à chaque fois, on essaye d’oublier ce qui est entrain de se passer en Casa­mance». Bacary Sagna ne man­que pas d’appeler l’Etat et les autorités locales à appuyer cette initiative.
msakine@lequotidien.sn

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