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Mgr Benjamin Ndiaye.

L’architecture académique de Ziguinchor s’est élargie avec l’ouverture hier du Centre de formation technologique et professionnelle Saint Eloi. Par ce geste, l’Eglise catholique de Ziguinchor a ainsi donné corps aux idées et à la vision de feu messeigneurs Augustin Sagna et Maixent Coly, anciens évêques de Ziguinchor.

L’enseignement catholique de Ziguinchor s’est toujours investi dans l’enseignement général avec ses collèges et ses lycées. Aujourd’hui, conscient des enjeux socio-économiques et face aux préoccupations de la jeunesse en matière d’insertion sociale, le clergé catholique de Ziguinchor a mis en place un Centre de formation technologique et professionnelle. Avec cette structure, Paul Abel Mamba, l’actuel chef de l’Eglise catholique dans cette région, a ainsi traduit en concrète la vision des deux défunts évêques de Ziguinchor. Il a procédé à l’inauguration, au baptême et à la bénédiction de cette structure qui porte le nom de Saint-Eloi (Patron des gens des métiers des métaux) hier. La cérémonie a été rehaussée, entre autres, par la présence de l’Inspecteur d’académie de Ziguinchor, représentant du ministre de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat, des partenaires français de La Mache (Lyon) qui ont rendu possible sa matérialisation.
Ouvert en octobre 2010 avec seulement neuf (9) élèves, ce centre qui compte aujourd’hui 85 élèves va élargir la famille de l’enseignement technique et professionnel dans la partie sud du pays. De l’avis du directeur de l’Enseignement privé catholique de Ziguinchor, la création de ce centre constitue une épine de moins dans le pied par rapport à la précarité du métier au Sénégal. Selon Auguste Coly, le Centre de formation technologique et professionnelle Saint-Eloi donne un nouveau souffle à l’enseignement technique. Un enseignement technique  qui constitue, à ses yeux, la solution d’avenir voire l’une des voies les plus sûres vers un emploi de qualité durable et un outil d’insertion des jeunes. L’Inspecteur d’académie (Ia) de Ziguinchor, représentant du ministre de l’Enseignement technique, a dans son intervention indiqué que ce secteur est aujourd’hui pris en considération par les plus hautes autorités de ce pays. D’après Ismaila Diouf, à travers la promotion et l’orientation de 30% des élèves vers ce secteur d’enseignement capable de produire des agents économiques aptes pour le marché du travail, il satisfait une demande forte du marché. Et l’Ia a par la même occasion magnifié l’intérêt d’un tel centre dans le cadre du redécollage économique de la région.
Concernant les formations dispensées, l’évêque de Ziguinchor, Paul Abel Mamba, a fait savoir que ce centre compte deux filières : l’électrotechnique et la structure métallique. Des filières qui constituent de grands enjeux pour l’émergence du Sénégal, souligne-t-il. Ce centre où l’on apprend les métiers d’aujourd’hui et de demain gagnerait, selon l’évêque de Ziguinchor, à être reproduit et démultiplié partout au Sénégal pour réduire le chômage des jeunes et freiner le flux migratoire. Quant au directeur du centre Saint Eloi, Jean De Dieu Sambou, il a plaidé pour l’érection de sa structure en Centre d’examen afin de donner de meilleures chances de réussite aux élèves de la région dont les résultats aux examens d’Etat sont plus qu’encourageants ces dernières années.

imane@lequotidien.sn

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