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Une équipe de la direction de la Réglementation touristique du ministère du Tourisme et des transports aériens a effectué la semaine dernière une visite dans la partie sud du pays pour jauger le niveau de conformité entre le service offert et les normes standardisées des réceptifs hôteliers de la région de Ziguinchor. Cette mission s’inscrit dans le cadre du classement des réceptifs hôteliers lancé par le gouvernement.

Après Dakar et Thiès, c’était au tour de la région de Ziguin­chor d’accueillir l’équipe de la direction de la Régle­mentation touristique du ministère du Tourisme et des transports aériens. Cette mission s’inscrit dans le cadre du classement des hôtels de cette région du Sud dont les réceptifs hôteliers qui avaient des prétentions catégorielles n’avaient jamais été classés auparavant. «L’hôtellerie est un secteur très sensible. Il est donc important qu’on puisse s’assurer qu’il y a conformité entre le service offert et les normes standardisées», a indiqué face à la presse Ismaïla Dione, directeur de la Réglementation touristique, au terme d’une visite organisée dans un hôtel de la place. Et pour lui, ces réceptifs sont classés avec une norme Cedeao mise à jour et qui comporte 245 critères. Une démarche qui, selon lui, doit permettre au Sénégal d’être un leader multiservice et touristique régional, conformément à l’ambition du président de la République. C’est pourquoi, estime le directeur de la Réglementation, le classement de ces réceptifs dans la région de Ziguinchor sera extrêmement important dans la mesure où cela va permettre de cartographier l’offre, mais aussi de l’aligner aux standards internationaux.
Quid de la procédure ? Le directeur de la Réglementation touristique estime que la visite se fera sur différents endroits, les chambres, les locaux communs, les aspects environnementaux, la sécurité, l’hygiène, etc. parce que la commission nationale qui fait ce classement est composée, souligne-t-il, de différentes administrations en charge de ces aspects, notamment les ministères du Commerce et des Pme, de l’En­vironnement, de l’Urba­nisme, de l’assainissement ainsi que les experts en tourisme et le secteur privé touristique, le commissariat de la police touristique, etc. Toutes choses qui montrent, note-t-il, le degré de sérieux du travail de la commission. «Cela ne sera que bénéfique pour le secteur compte tenu des ambitions des autorités étatiques, mais également des orientations du ministère qui consiste à faire en sorte qu’il y ait conformité entre le niveau de service déclaré et l’offre de service dans les réceptifs», assure M. Dione.
Pour l’adjoint au gouverneur chargé du Développement qui a dirigé cette visite au niveau de réceptifs hôteliers, le gouvernement du Sénégal considère le secteur touristique comme un des secteurs phare du Plan Sénégal émergent (Pse). Et c’est dans ce cadre, soutient-il, que des investissements ont été faits dans ce domaine, notamment dans la région de Ziguinchor où beaucoup de réceptifs hôteliers ont bénéficié de l’accompagnement du ministère du Tourisme dans le cadre du crédit hôtelier pour améliorer l’offre de travail et de service. «Et cette mission de la direction de la Réglementation au ministère du Touristique va permettre, avec le classement des hôtels, d’indiquer aux clients le rang, le standing des réceptifs qui les reçoivent ; et cela va impulser une nouvelle dynamique de l’offre régionale», a-t-il assuré.
Pour l’adjoint au gouverneur, aussi bien l’offre, le cadre que l’environnement propice sont bien là pour le développement du tourisme. Mais ce qui reste, selon lui, c’est l’engagement, l’appropriation des acteurs du tourisme de toute la politique de l’Etat dans ce domaine.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor dont le réceptif hôtelier a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat a, quant à lui, entièrement adhéré à cette démarche du ministère du Tourisme. Pour Pascal Ehemba, on ne peut pas continuer à naviguer dans le flou eu égard aux nombreux efforts consentis par l’Etat dans le secteur du tourisme en Casamance. «Il est important aujourd’hui de mettre nos réceptifs aux normes, car nous accueillons des étrangers qui maîtrisent les rouages de l’hôtellerie. Donc il faut qu’on s’adapte aux normes internationales pour être au diapason et exister», a-t-il averti.

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