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Dans le cadre de la mise en œuvre de la 2e phase de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise (Plasepri), 200 millions de francs seront injectés à Ziguinchor pour le financement de projets des jeunes et des femmes. Après l’exécution de la première phase du programme d’un coût global de 24 milliards, le ministre de la Microfinance, de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, a procédé samedi, à Ziguinchor, au démarrage effectif des activités de la 2ème phase de la Plasepri d’un coût de 25 milliards de francs Cfa.

Le ministre de la Micro­finance, de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, a procédé samedi à Ziguinchor au lancement des activités de la 2e phase de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise (Plasepri). Cela, en présence du ministre conseiller Aminata Angélique Manga, du chef de l’Exécutif régional et des élus et acteurs de développement de la région. A cette occasion, Zahra Iyane Thiam a annoncé que 200 millions de francs Cfa seront injectés dans la région pour le financement des projets formulés par les groupements de jeunes et de femmes. Une démarche en cohérence avec la vision exprimée, martèle-t-elle, dans la nouvelle Lettre de politique sectorielle de la microfinance 2015-2025 qui est de disposer «d’un secteur de la microfinance inclusif et performant au service d’une économie émergente dans une société solidaire».
La région de Ziguinchor dispose d’un potentiel économique considérable, combiné au fort dynamisme de ses acteurs économiques locaux. Le programme veut ainsi participer à son développement économique local et à la réduction des disparités territoriales. La 2ème phase représente la continuité de l’expérience positive de la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie dont la 1ère phase a été exécutée sur la période 2009-2015. Et ce, avec un budget global de 24 millions d’euros, environ 15,720 milliards de francs Cfa pour 581 Micros, petites et moyennes entreprises (Mpme), environ 2 300 nouveaux postes de travail créés et 7,5 milliards injectés dans le secteur agricole.
Et pour le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, le programme Plasepri a été mis en place pour soutenir la création et le renforcement des Pme locales et favoriser l’investissement au Sénégal de nos compatriotes de la diaspora. Avec cette 2ème phase du programme, il s’agit, selon Zahra Iyane Thiam, d’une approche nouvelle et inclusive visant à étendre l’intervention du projet à l’échelle nationale, contrairement, dit-elle, à la 1ère phase de mise en œuvre où l’essentiel des financements était concentré dans les régions de Dakar, Saint-Louis et Thiès. L’objectif général de ce programme étant d’augmenter la capacité du secteur privé du Sénégal et de la diaspora à contribuer au développement durable du pays et de promouvoir également le rôle économique des femmes et des jeunes dans le processus de développement et de l’investissement. «Il constitue ainsi la réponse apportée par le gouvernement du Sénégal à la lancinante question de l’emploi des jeunes et des femmes dans les zones à fort taux migratoire à travers la revalorisation du secteur privé local», a soutenu Mme le ministre Zahra Iyane Thiam. Pour qui l’accès au crédit et le développement des Pme qui représente 90% du tissu des entreprises sénégalaises, pour 30% du Pib et 60% des emplois de la population active, ont toujours été une préoccupation de l’Etat du Sénégal, des unités économiques qui évoluent pour l’essentiel dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Et c’est en vue de permettre aux Mpme de faire face à leurs difficultés, en particulier le financement de leurs besoins d’investissement, que l’Etat du Sénégal, avec l’appui de la Coopération italienne, a mis en place la 1ère phase de la Plasepri. La 2ème phase, en parfaite cohérence avec la vision du président de la République, selon le ministre, entend faire de l’économie sociale et solidaire un des socles du développement économique et social de notre pays. «Cette vision inscrite dans le Pse accorde une place centrale au secteur privé dans la création de richesses, d’emplois, de valeur ajoutée et d’amélioration des revenus d’exploitation agricole, familiale, des groupements, des Mpme contribuant à redistribuer la richesse de la croissance», soutient Mme Thiam.
imane@lequotidien.sn

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