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Les inspecteurs de l’éducation nationale de Ziguinchor étaient en conclave ce lundi dans la capitale du sud. Une rencontre présidée par le secrétaire général du Syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) et qui s’inscrit dans le cadre de la première étape de la phase 2 de la tournée nationale appelée de remobilisation des corps d’inspecteurs de l’éducation.

«Le congrès nous a donné comme mandat de réunifier les corps d’inspecteurs, car on a toujours tendance qu’il n’y a que les corps d’inspecteurs de l’enseignement élémentaire, alors qu’à côté nous avons les inspecteurs de l’enseignement moyen secondaire ; et étant entendu que tous nous avons les mêmes prérogatives, les mêmes fonctions, les mêmes  préoccupations.» Cette sortie de El Cantara Sarr qui présidait une rencontre avec les inspecteurs de l’éducation de Ziguinchor au niveau de l’Ia montre la dislocation du mouvement syndical en proportions électoralistes.
A travers cette sortie, le secrétaire général national du Syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) répond donc à une orientation et à des préoccupations du 2ème congrès ordinaire dudit syndicat tenu en septembre dernier à Dakar. Et laquelle consiste, note-t-il, à aller vers les lieux de service des camarades à travers les 45 départements du Sénégal pour recueillir leurs préoccupations voire les conditions dans lesquelles ils travaillent et conditions qui ne sont pas souvent bonnes pour un corps d’élite et de contrôle de la hiérarchie A1. «Il s’agit pour nous de les écouter et échanger avec eux pour au bout de notre parcours recréer notre discours, retonifier notre posture et notre repositionnement sur l’échiquier syndical», indique El Cantara Sarr. La finalité, c’est d’arriver au bout du mandat de 3 ans de présenter un bilan positif à ce niveau-là. «Le repositionnement correspond à une recommandation phare du congrès. Et c’est de faire en sorte que pour des corps d’inspecteurs de l’éducation nous puissions arriver à réinventer un nouveau type de syndicalisme», a-t-il martelé face à la presse en marge de cette rencontre. Selon  le secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l’éducation, il s’agit d’être au moins en phase avec les attentes de la base, faire en sorte que l’inspecteur de l’éducation «qui a été formé pour gérer le système éducatif et qui est un corps de contrôle de la hiérarchie A1 puisse faire de la revendication sur les segments et les thématiques qui nous intéressent. Et ce, contrairement aux dispositions du conseil administratif qui le leur interdit». Quid de leurs revendications ? El Cantara Sarr estime qu’elles portent essentiellement sur l’amélioration des conditions de travail, de la rémunération, du système, de la motivation, la révision de certains textes qui organisent leurs activités et qui posent problème, la revalorisation des corps d’inspecteurs, le fait d’aller vers une plus grande équité, une plus grande justice dans la résolution des ressources publiques, d’aller également vers des conclusions de l’étude sur les systèmes de rémunération qui ne soient pas en porte-à-faux avec les droits acquis, mais qui iront plutôt dans le sens du relèvement de la qualité des prestations en matière de rémunération et de motivation à l’endroit des inspecteurs de l’éducation. «Faire cela ce serait répondre aux contraintes d’une société qui repose sur la justice sociale étant entendu que nous sommes des contribuables sénégalais. Et la distribution des ressources publiques doit se faire dans le respect des règles et lois en la matière, mais aussi dans le respect des règles qui régissent l’éthique et la morale et le souci d’une justice sociale», dixit El Cantara Sarr. Qui dit attendre l’Etat sur le terrain de la restitution qui va s’opérer et qui va suivre les conclusions de l’étude sur le système de rémunération et sur le respect des protocoles d’accord de revendication de restitution. Et pour ce dernier, son syndicat projette de s’installer beaucoup plus sur le champ de la prospective à travers la formulation de ce qu’on peut appeler des propositions pour des revendications de conquête. «Et nous pensons que les revendications de conquête, contrairement à l’expression de l’Etat qui doit respecter ses engagements, pourraient nous servir à explorer d’autres thématiques, à anticiper sur des problèmes à venir», déclare-t-il. El Cantara Sarr poursuit : «Leur niveau de responsabilité est bien situé. Et s’ils (les responsables) continuent sur ce rythme, ils ne seront plus en mesure de réaliser les cibles du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). Les inspecteurs de l’éducation peinent à être efficaces et efficients. Il y a donc des goulots d’étranglement. Et les inspecteurs sont bien placés, car tant les gestionnaires du système doivent conseiller, suggérer donner des indications à travers des travaux réalisés dans le cadre de la commission scientifique, une instance du syndicat, pour donc montrer la bonne voie.»
imane@lequotidien.sn

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