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Quatre à cinq mois d’arriérés d’heures supplémentaires, des décisions de la Fonction publique qui ne sont pas encore validées par le maire de Ziguinchor, des parcelles à usage d’habitation promises par le maire et non encore attribuées, des techniciens de surface et des gardiens qui traînent 10 à 13 mois d’arriérés de salaires : Autant de griefs qui ont poussé hier les travailleurs de la mairie de Ziguinchor à déserter leur lieu de travail pour dire «non, ça suffit !» et lancer un appel aux autorités municipales par rapport à leurs difficiles conditions de vie et d’existence. «A travers notre démarche, nous avons voulu leur montrer que c’est nous qui faisons toujours fonctionner l’institution municipale et que nous méritons d’être traités de façon digne», a indiqué leur porte-parole du jour, Habib Goundiame. Et pour qui il ne peut y avoir de travailleurs qui ne soient pas à l’aise à la mairie de Ziguinchor.
Au nom de ses camarades, Habib Goundiame a soutenu que les travailleurs municipaux de Ziguin­chor passent des moments difficiles dans leur vécu quotidien. «Nous voulons aujourd’hui que le mépris dont font montre les autorités municipales à notre endroit cesse», a-t-il martelé. Et pourtant, ce dernier est d’avis que par rapport à leurs préoccupations, les travailleurs municipaux ont toujours privilégié le dialogue, la concertation et le partage. Mais l’attitude des autorités municipales et du payeur municipal les a poussés à exprimer leur colère dans la rue. Une colère manifestée également au niveau de la perception municipale de Ziguinchor, cadre choisi par Habib Goundiame et ses camarades pour organiser leur sit-in et dénoncer par la même occasion les agissements du payeur à leur encontre.
imane@lequotidien.sn

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