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La Zone des palmiers, qui dispose d’un potentiel économique indéniable, est plongée dans un enclavement, qui retarde son développement. Combiné aux questions sanitaires, cet enclavement préoccupe au plus haut point les populations et autorités municipales de Djignaky, située dans la région de Ziguinchor.

A Djignaky et dans la Zone des palmiers, l’action humanitaire constituait jadis l’unique espoir pour ces populations abandonnées à leur propre sort. Et les Ong s’activaient à atténuer tant bien que mal les souffrances des populations. Ce qui fait que les projets et programmes, mis en branle dans cette contrée, avaient suscité l’adhésion des populations à la recherche d’un bien-être social et économique, gage de leur développement. Cet espoir, qui irrigue aujourd’hui les veines de ces populations, risque d’être déchu par un enclavement, qui plombe tout effort de développement dans cette zone. Ce qui fait que les doléances des populations des principales localités visitées par l’édile de Djignaky furent axées notamment sur la question du désenclavement de la Zone des palmiers pour l’érection de  pistes de production. Car dans cette contrée, qui produit beaucoup de produits, se posent des difficultés pour relier les villages entre eux et pour accéder au niveau de la Rn5. «Nous nous sommes ouverts au Ppdc, qui a un volet pistes rurales pour faciliter l’accessibilité, mais malheureusement on n’est pas encore arrivé à décrocher la moindre piste dans la commune de Djignaky», soutient Moustapha Lô Diatta. Il ajoute : «Cela est un axe extrêmement important car les produits pour être écoulés ont besoin de ces pistes pour faciliter leur acheminement.» Le secrétaire d’Etat aux Organi­sations paysannes, qui a promis de faire le plaidoyer pour que les projets/programmes tels le Ppdc et d‘autres programmes puissent les accompagner et  bénéficier aux populations avec la construction  d’au moins une piste dans la Zone des palmiers. «C’est un gros problème car chaque année c’est une doléance qui revient sur la table. En tant que maire, mon devoir est d‘écouter non seulement la population mais de recueillir la doléance et de la porter auprès des autorités compétentes afin qu’une solution soit trouvée», dit-il.
Par ailleurs, l‘enclavement n’est pas la seule contrainte au développement de cette zone. Il ne faut pas oublier l’insuffisance des médicaments dans les structures sanitaires, la difficile évacuation des malades en cas d’urgence, les difficultés liées à la prise en charge du personnel auxiliaire, le déficit d’équipement et de matériel médical. En attendant les efforts gouvernementaux, la France, à travers l’Agence française de développement (Afd), en partenariat avec la mairie de Djignaky, est en train d’ériger au niveau de cette commune, un poste de santé moderne d’un coût de 68 millions de F Cfa. Si les travaux de construction de ce bijou  suivent leur cours normal, il se pose toutefois aujourd’hui le versement de la contrepartie de la mairie de Djignaky dont le total s’élève à 22 millions de F Cfa. «On se bat en rapport avec les autorités pour qu’un appui puisse être apporté et que les fonds de concours que nous attendons soient mis à notre disposition le plus rapidement», a soutenu l’édile de Djignaky. Selon Mous­ta­pha Lô Diatta, il y a des risques pour que le chantier soit bloqué faute de cette contrepartie de la mairie. M. Diatta interpelle l’Etat afin que cet obstacle puisse être levé et la contrepartie soit versée rapidement. «Le ministre de la Gouvernance locale et le gouverneur de la région ont été saisis par rapport à cette situation, et j’ai bon espoir que la contrepartie restante, soit 10 millions F Cfa, sera versée et que les travaux soient achevés dans peu de temps», déclare-t-il.
imane@lequotidien.sn

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