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Ali Haidar a embarqué hier la communauté éducative pour une action en faveur de l’environnement. Une option qui a pris les contours d’une journée de reboisement organisée à l’école Coboda, sis au quartier Lyndiane. Occasion pour l’écologiste de fustiger les responsables politiques qui font fi des préoccupations environnementales.

Face à la presse en marge de cette activité de reboisement, le président d’Oceanium se dit convaincu de la nécessité d’agir pour l’environnement. Et cela ne saurait, selon Ali Haidar, être l’affaire d’une personne, d’une institution, d’un service, etc. «La vraie victoire, c’est quand ils arriveront à conscientiser toutes les populations afin qu’elles éprouvent le besoin de planter un arbre parce que l’arbre, c’est l’écosystème, c’est la vie et nous devons protéger les ressources dont nous vivons, aussi bien halieutiques que forestières», a-t-il dit. L’écologiste dénonce ainsi le «saccage» de cette vie à travers le trafic de bois, le pillage de la mer par les bateaux industriels ; et tout cela, «pour l’accaparement des biens transformés en stocks obscènes au profit d’une certaine élite qui pille la ressource et la planète». M. Haidar déplore également le «mépris» affiché par les politiques par rapport aux questions environnementales. Après avoir magnifié l’idée du Président Macky Sall de mettre en place une agence autonome pour «reforester» l’ensemble du territoire national, il a fustigé le «comportement des responsables politiques qui sont dans les régions, qui travaillent à la réélection de leur candidat et qui n’ont, hélas, aucune préoccupation pour l’environnement».
Pourtant, rappelle-t-il, l’environnement constitue «une question de survie économique et de notre humanité, le développement durable, la lutte contre le réchauffement climatique, la déforestation abusive». Ali Haidar d’ajouter : «L’environnement n’est pas un luxe ou quelque chose qui appartient aux écologistes. C’est un patrimoine national. Et les responsables politiques qui se battent pour la construction de notre pays ne prennent pas conscience de cela.» Il garde toutefois l’espoir que cela va changer avec le temps. Mais avertit : «Quand la ressource va disparaître et que le désert aura fini de s’installer à nos portes, tu auras beau être démocrate, socialiste, libéral, écolo, tu auras le même problème.»
imane@lequotidien.sn

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