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Une semaine après la prise de pouvoir par l’Armée, le Président zimbabwéen annonce sa démission.

Le Président zimbabwéen Robert Mugabe a remis hier sa démission, après 37 ans de pouvoir, a annoncé le président de l’Assemblée nationale lors d’une session extraordinaire du Parle­ment à Harare, qui débattait de sa destitution. «Moi Robert Gabriel Mugabe (…) remets formellement ma démission de président de la Répu­blique du Zimbabwe avec effet immédiat, a déclaré le président de l’Assemblée nationale Jacob Mudenda, en lisant, sous les applaudissements, la lettre de démission du chef de l’Etat. J’ai choisi volontairement de démissionner. Cette décision a été motivée par mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent», a expliqué Robert Mugabe dans sa lettre.

Le revirement de Robert Mugabe
Les Zimbabwéens sont aussitôt descendus dans les rues pour manifester leur joie, et remercier l’Armée. Certaines personnes brandissaient des affiches du chef de l’Armée zimbabwéenne, le général Constantino Chi­wenga, et de l’ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa, dont le limogeage, ce mois-ci, a déclenché la prise de contrôle militaire qui a forcé Robert Mugabe à démissionner.
Mnangagwa, l’un des plus proches alliés de Mugabe, a déclaré dans un communiqué que les Zimbabwéens avaient «clairement démontré sans violence leur désir insatiable» de voir le Président Mugabe quitter le pouvoir.

«Moment historique» pour l’ambassade des Etats-Unis
L’ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe a qualifié la démission du Président Robert Mugabe d’«historique», déclarant que c’est une opportunité pour la Nation de «se mettre sur une nouvelle voie» qui conduira à des élections libres et équitables. Les Etats-Unis étaient très critiques sur la Présidence de Mugabe, l’accusant d’être répressif et de ruiner l’économie avec sa réforme agraire controversée.

Le Royaume-Uni se félicite de la démission de Mugabe
Le Premier ministre britannique, Theresa May, a déclaré que la démission du Président Robert Mugabe donnait au Zimbabwe «l’occasion de prendre une nouvelle direction libérée de l’oppression qui caractérisait son règne». Dans une déclaration, elle a ajouté : «Ces derniers jours, nous avons vu le désir du Peuple zimbabwéen d’avoir des élections libres et justes et la possibilité de reconstruire l’économie du pays sous un gouvernement légitime. En tant qu’ami le plus ancien du Zimbabwe, nous ferons tout ce que nous pouvons pour soutenir cela, en travaillant avec nos partenaires internationaux et régionaux pour aider le pays à atteindre le meilleur avenir qu’il mérite.»
Depuis le coup de force de l’Armée il y a une semaine, provoqué par la révocation du vice-président Emmerson Mnanga­gwa, le Président Mugabe avait perdu un à un ses soutiens. L’annonce de sa démission a été annoncée alors que les députés et les sénateurs étaient réunis en congrès extraordinaire pour débattre en urgence d’une mo­tion de destitution.
Robert Mugabe, héros de la guerre d’indépendance, a dirigé son pays d’une main de fer, muselant l’opposition et ruinant l’économie du pays.
lepoint.fr

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