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Le chef de la Subdivision des douanes de la zone sud-est, qui a accueilli la célébration de la Journée internationale des douanes, est revenu sur les performances réalisées par ses agents. Bien que cette zone soit dépourvue de produits manufacturés, d’importants résultats ont été obtenus, selon l’inspecteur principal Georges Diémé. Qui révèle que 3 milliards 610 millions de francs Cfa ont été récoltés par les services des douanes de la zone sud-est. Et cela, répartis comme suit : 3 milliards 305 millions et plus en recettes budgétaires et 304 millions en recettes contentieuses, a détaillé le premier des gabelous de la zone sud-est. Le soldat de l’économie précise que n’eut été l’état catastrophique de la route Tambacounda-Kidira, le bond considérable de 600 millions obtenus, comparés aux recettes de 2018, allait être encore meilleur. Il tire tout de même le chapeau à ses hommes pour le travail abattu qui a permis à la zone douanière de dépasser largement les objectifs qui lui ont été assignés. Il a profité pour lancer un appel pour une réhabilitation de la route quand on sait qu’elle joue un rôle fondamental pour l’économie locale, mais aussi dans la compétitivité du Port autonome de Dakar et pour la sécurité du pays. Depuis l’effondrement du rail, explique M. Diémé, le bureau de Tambacounda vient de franchir la barre des 500 millions. Le poste de Moussala, lui aussi, a dépassé pour la première fois le milliard, s’est-il félicité. Au-delà de cet aspect, les éléments de la zone sud-est ont aussi joué un grand rôle dans le volet sanitaire et sécuritaire. Plus de 3 tonnes de chanvre indien ont été saisies, 72 kg de cocaïne et une importante quantité de médicaments contrefaits. Sur le plan faunique et environnemental, plusieurs centaines de kg de cyanure, de mercure et de zinc ont aussi été saisis, surtout par les éléments de la subdivision de Kédougou. Près de 12 kg de défenses d’éléphant ont aussi été saisis de même que d’autres produits tirés de la forêt. Toutefois, reconnaît-il, d’autres défis attendent la douane, notamment la lutte contre les médicaments contrefaits sur laquelle les chefs d’Etat se sont penchés récemment pour y  trouver une solution.
Le nouveau directeur général des Douanes sénégalaises, prenant la parole, est revenu sur la thématique de cette année liée à la contribution des Douanes à l’atteinte des objectifs pour un développement durable. En clair, martèle Abdourahmane Dièye, il s’agit de réfléchir sur «la durabilité au cœur de l’action douanière pour les personnes, la prospérité et la planète». Et pour arriver à la durabilité, le Dg a listé les orientations douanières qui devraient tourner autour de 3 axes majeurs : «Servir les personnes en construisant une société qui assure la sécurité et la sûreté, garantir la sécurité en réduisant les barrières du commerce pour une société plus juste et fondée sur l’inclusion, protéger la planète pour en garantir la durabilité aux générations futures.» Le gabelou en chef dit aussi qu’un accent particulier sera mis dans la lutte contre la criminalité pharmaceutique. Les atteintes à la propriété intellectuelle seront aussi inscrites dans les agendas de la douane,  promet l‘inspecteur général. D’ailleurs, explique-t-il, un projet d’arrêté sera soumis au ministre des Finances pour définir les conditions d’intervention des services des douanes et les mesures à prendre dans la lutte contre les produits de contrefaçon. L’achèvement du processus de dématérialisation des opérations douanières sera aussi un sacerdoce pour permettre aux opérateurs économiques de gagner plus en temps et en énergie. Des agents dont le travail a été remarquable ont été décorés à la médaille d’honneur de la douane et au certificat de mérite au titre de l’Organisation mondiale des douanes.

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