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En novembre 2016, le directeur commercial et marketing, Abibou Ndiaye Samb, a été placé sous mandat de dépôt pour complicité d’escroquerie, association de malfaiteurs et faux et usage de faux. Mis en liberté provisoire, il souhaite une issue heureuse à son affaire à travers un accord liant les parties concernées avant la tenue du procès.

Après avoir recouvert la liberté assortie d’un contrôle judiciaire, Abibou Ndiaye Samb cherche sa réhabilitation. Le licenciement pour perte de confiance qui a suivi cette liberté provisoire lui reste en travers de la gorge. Il considère celui-ci comme relevant d’un licenciement abusif de la part des Grands Moulins de Dakar (Gmd) pour lesquels jusqu’à sa détention il officiait en tant que directeur commercial et marketing. En novembre dernier, il est placé sous mandat de dépôt pour complicité d’escroquerie, association de malfaiteurs et faux et usage de faux avec deux autres co-inculpés suite à une plainte des Gmd. Le préjudice porte sur une caution de 200 millions de F Cfa. S’estimant bafoué dans ses droits, Abibou Ndiaye Samb, par la voix de ses avocats sénégalais et ivoiriens, s’interroge sur la tournure que prennent les évenements. Me Zinda Sawadogo, un de ses défenseurs, pointe notamment la publication d’informations censées émaner de procès-verbaux de l’instruction au travers d’un article de presse. La  divulgation d’éléments couverts du secret de l’instruction et la teneur de l’article semble relever d’une manipulation tentant à dénigrer son client. Pour l’avocat ivoirien, il ressort qu’ «il n’y a rien de substantiel» qui ne puisse permettre la réhabilitation de Abibou Ndiaye Samb et de s’acheminer à un accord entre lui et les Gmd avant la tenue d’un procès. Il estime qu’il ne faut pas que la justice aille «plus vite que la musique à l’image de l’attitude des Gmd pour confondre leur ancien directeur commercial dans cette affaire». Il s’interroge sur le fait qu’au cœur de cette affaire de caution délivrée par des commerçants pour l’octroi d’un prêt, l’ensemble de la chaîne de responsabilités qui a validé l’opération ne soit pas prise en compte dans le dosssier. En tout état de fait, Zinda Sawadogo entend défrîcher le champ des possibilités pour obtenir sinon un non-lieu, du moins un accord entre les deux parties en vue de lever «les étrangetés qui entourent cette affaire».
bdavid@lequotidien.sn

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