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Le théâtre Mohammed V de Rabat a abrité la cérémonie officielle d’ouverture de la 5ème édition de Visa for music, le marché des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. La tradition a été respectée avec l’hommage qui a été rendu à des acteurs culturels africains. Cette année, des trophées ont été décernés à Yacouba Konaté, directeur général du Masa (Marché des arts et du spectacle d’Abidjan), et au tandem Hicham Bahou et Mohammed Merhari, les deux fondateurs de l’association Eac le Boulevart qui existe depuis vingt ans à Casablanca. C’est un centre des musiques actuelles orienté vers le rap, le rock et les musiques électroniques. Le tandem organise des ateliers musicaux, des résidences artistiques et des festivals pour des artistes du continent et du reste du monde. Après avoir reçu les distinctions, ils n’ont pas manqué de souligner que tout n’était pas facile puisqu’ils ont rencontré beaucoup de difficultés qu’ils ont réussi à surmonter.
Quant à Yacouba Konaté, il a souligné dans son discours la démarche de l’Etat ivoirien qui finance depuis 2014 le Masa à hauteur de 70% du budget. «La Côte d’Ivoire ne sollicite que 30% du budget auprès de la Coopération internationale», a expliqué Yacouba Konaté pour encourager Brahim El Mazned, le fondateur et directeur de Visa for music. Ce dernier a dans son discours d’ouverture précisé que cette édition 2018 a été difficile à organiser à cause des moyens financiers limités. Ce que Younes Boumehdi, le président de la fondation Hiba, a confirmé. Ce dernier, qui soutient l’évènement depuis la première édition, a expliqué que cette initiative est à pérenniser pour contribuer à la promotion et au rayonnement des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient.
La soirée s’est poursuivie avec des prestations musicales de Rachid Zeroual, Mounira Mitchala du Maroc, de Farrah Siraj de la Jordanie, sans oublier la Camerounaise Lornoar, une chanteuse dotée d’une puissance vocale et d’une technique de variation exceptionnelle. On s’est rendu compte que les participants sont venus, comme d’habitude, de tous les coins du monde pour prendre part à cette édition 2018. Une édition avec show case, des speed meetings, des conférences et des ateliers dans plusieurs sites de Rabat, la capitale culturelle et politique du Maroc
Il faut signaler que cette année, les stands d’exposition sont installés au palais Tazi et non au théâtre Mohammed V comme c’était le cas les années précédentes.
Correspondance particulière

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