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Les députés, membres de la Commission défense et sécurité, et ceux de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale ont effectué pendant deux jours, dans la région de Ziguinchor, des visites de terrain, en zones transfrontalières, et organisé un atelier de partage sur le thème «La sécurité dans les zones frontalières de la région de Ziguinchor».

Cette mission conduite par l’honorable député Alioune Badara Diop, président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, a tour à tour rencontré dans la capitale du sud le gouverneur de la région de Ziguinchor, les autorités militaires, celles religieuses avant de visiter le poste militaire de Mpack, en zone frontalière. Il s’est agi pour ces parlementaires, dans ce contexte où on parle beaucoup de terrorisme, de s’imprégner du vécu quotidien des populations de la zone transfrontalière, de jauger également le niveau de sécurité qui prévaut dans la région et de voir, en outre, les conditions dans lesquelles sont logées les Forces de défense et de sécurité en Casa­mance.
Ces parlementaires ont initié un atelier de partage axé sur le thème «La sécurité dans les zones frontalières de la région de Ziguinchor». Un thème présenté par le commandant de la zone militaire n°5. Le colonel Pape Diouf dont la présentation a été suivie par celle du chef du département d’Histoire de l’Uasz, Mamadou Lamine Man­ga, dont la communication était axée sur «La vulnérabilité et les défis sécuritaires en zones transfrontalières».
Des communications et des visites de terrain qui ont permis aux parlementaires de la Commission défense et sécurité de repartir, de l’avis de la 2ème vice-présidente de l’Assemblé nationale, avec un ensemble d’informations qui vont leur permettre de porter le plaidoyer pour le renforcement des mo­yens mis à la disposition de l’Armée, mais également pour plus d’infrastructures au niveau de cette partie sud du pays. L’honorable député Awa Guèye Diop est d’avis qu’on ne peut pas assurer la sécurité, si les besoins des populations ne sont pas pris en charge ; les questions transfrontalières exigeant des réponses transfrontalières. Et sur ce registre, elle a indiqué que la commission va faire des liens et entrer en contact avec les Parlements des pays frontaliers pour aller vers la résolution des problèmes.
Au cours de cet atelier rehaussé par la présence des autorités administratives, militaires, religieuses, coutumières, d’élus locaux, de la société civile, etc. les parlementaires ont magnifié le Puma (Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers) qui est en train de réaliser des infrastructures dans les domaines de la santé, de la communication, de l’éducation et de l’allègement des travaux des femmes.
imane@lequotidien.sn

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