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Les étudiants rufisquois pourront dans un futur proche poursuivre leurs études à l’Université Jackson Ville de Floride du Nord (Usa). Jeffrey Schafer, professeur à la retraite dans cette université américaine, en a fait l’annonce vendredi. «L’Université de Jack­son Ville en Floride du nord va ouvrir ses portes aux étudiants de Rufisque», a-t-il noté lors d’une rencontre publique avec le maire de la ville Daouda Niang. Outre ce secteur de l’enseignement dont la coopération va concerner des filières comme environnement et assainissement, santé, l’université de nord Floride compte appuyer la ville sur d’autres questions comme celle de la prise en compte des personnes vivant avec un handicap.
Dans ce registre, M. Schafer a annoncé une coopération avec l’école inclusive de Diorga Chérif (Rufisque-Nord). Pour une meil­leure attractivité de la ville à travers l’histoire de Anna Kingsley, M. Schafer a aussi annoncé un film sur son histoire qui a fait l’objet d’un livre par le Professeur Scha­fer. «Avec l’histoire de Kounta Kinteh, beaucoup de tourismes ont afflué vers la Gambie, terre où a vécu ce personnage. Faire de sorte avec Anta Madjiguène Ndiaye va susciter l’intérêt des touristes qui voudront venir découvrir le Sénégal», a-t-il exposé. L’univer­sitaire était à Rufisque pour baptiser avec le maire la rue Anta Madjiguène Ndiaye, longeant la devanture de la Salle des fêtes. Personnage quasi méconnue au Sénégal, cette dame est une esclave déportée aux Usa où elle est aujourd’hui une grande célébrité, plus connue sous le nom de Anna Kingsley, détentrice de son vivant d’un domaine de 900 hectares. Le Professeur Schafer a témoigné sa joie de participer à la rencontre. Daouda Corréa, adjoint au maire de la ville, considère cette rencontre comme «le début de la reconnaissance d’une dame qui doit faire le lien entre Jackson Ville et Rufisque». «C’est pour marquer son séjour à Rufisque que nous avons baptisé cette rue qui va directement de la mairie au Parc à esclaves (aujourd’hui englouti par l’avancée de la mer) ; donc c’est un choix assez juste», a-t-il avisé sur le choix porté sur l’ancienne esclave. Une coopération nouvelle qui prend forme entre les deux villes, plus de 100 ans après la déportation de l’héroïne du Djolof.
abdniaye@lequotidien.sn

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