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La déclaration des enfants à l’état civil n’est toujours pas générale au niveau de la région de Diourbel. C’est ainsi que l’Unicef s’est engagée à intervenir durant l’année 2019 pour pouvoir renforcer l’enregistrement des enfants.

La dernière Enquête démographique et de santé (Eds), effectuée en 2017, avait montré que le taux d’enregistrement des enfants à l’état civil était de 67% pour la région de Diourbel. Alors que le taux national est de 77%. Par conséquent, le chargé de l’Enregistrement de l’enfant à l’état civil à l’Unicef a fait savoir que les Eds de 2018 et de 2019 devraient montrer un net progrès après leur intervention dans la région. D’après Massamba Diouf, le Comité départemental de protection de l’enfant (Cdpe) avait déjà un plan d’actions mis en place en 2018, dont l’objectif visait à hausser le nombre de déclarations. «Donc, il faut juste accompagner les activités déjà identifiées en ce sens pour améliorer le taux d’enregistrement des enfants à l’état civil. Pour cette première année d’intervention, l’Unicef compte appuyer le département de Diourbel dans la prise en charge des questions d’état civil parce que le taux d’enregistrement des enfants dans la région est loin du taux national, car en 2017, le taux était de 67% alors que le taux national est de 77%. Il y a vraiment un travail à faire», dit M. Diouf. Selon lui, la question de l’état civil concerne pratiquement tout le Sénégal, notamment les élèves. «Notre ambition est que toutes les régions du pays aient un taux d’enregistrement avoisinant les 80 ou 90% d’ici 2023», se projette-t-il. Que faire pour changer la donne ? «Il faudrait renforcer la collaboration entre l’état civil et la santé. En plus, le fait d’intervenir davantage dans les régions à faibles taux serait un moyen de relever ce défi. L’autre approche que l’on voudrait vraiment relever, c’est de renforcer le travail des délégués de quartier et des imams parce qu’ils sont au courant de toutes les naissances qui se produisent dans la localité. Ils sont informés de toutes les cérémonies de baptême qui existent dans les quartiers. Et une fois qu’ils seront capacités, ils pourront justement alerter pour que les parents aient le réflexe d’aller déclarer leurs enfants», détaille Massamba Diouf qui suggère surtout l’implication des agents de santé dans la déclaration des naissances pour assurer le relèvement du taux de l’enregistrement des enfants à l’état civil.
Correspondante

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