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Des actions conjointes de plaidoyer et de veille sociale sont fortement attendues des Organisations de la Société civile des femmes (Osc/F) afin de contribuer à diminuer les inégalités entre les sexes et réduire le niveau de discrimination à l’égard des femmes qui continuent à persister dans la société sénégalaise. Ces discriminations sont renforcées par l’existence de dispositions de lois et de politiques elles-mêmes discriminatoires envers les droits des Femmes et des Filles (F/F) et l’Egalité des sexes (Es). «Des actions devront donc être menées pour l’éradication de ces discriminations dans le corpus juridique sénégalais», plaide-t-on. En effet, si les cadres légal, politique et institutionnel en faveur des droits des F/F et de l’Es ont progressé, force est de constater que des discriminations ainsi que des inégalités persistent toujours dans la société sénégalaise. Ainsi pour appuyer les Osc/F à mener ces actions, le projet «Voix et leadership des Femmes au Sénégal (Vlf-Sénégal)»  a  organisé un webinaire d’analyse, de priorisation et d’engagement sur les dispositions des lois et des politiques qui sont discriminatoires envers les droits des femmes et des filles et l’égalité des sexes.
Ce projet vise à accroître l’exercice des droits humains des femmes et des filles et le progrès en matière d’égalité entre les sexes au Sénégal.  «Ce résultat sera atteint de manière efficace et pérenne à travers le transfert de compétences aux Organisations de la Société civile de femmes (Osc/F) et leurs alliés pour mener des actions innovantes et porteuses d’impact à différents niveaux politique, stratégique, institutionnel et opérationnel», note-t-on.
En tout cas, les exemples sont là pour montrer que l’engagement de tous peut contribuer à décrocher d’excellents résultats. Si le Code la famille et la criminalisation viol ont été obtenus grâce à des consensus forts et une implication absolue de tous les segments de la société, il doit en être de même pour arriver à une parité absolue et à matérialiser le droit des femmes à bénéficier d’un avortement médicalisé comme dans les cas des viols et d’inceste. Les récents résultats d’un sondage effectué par l’Association des juristes du Sénégal (Ajs) et l’Association des journalistes en santé développement et population du Sénégal ont montré que les réticences sont encore très prégnantes : 58 % des Sénégalais sont contre cette pratique. Alors que le Sénégal a ratifié depuis 2004 la Charte africaine aux droits de l’Homme et des Peuples relative aux droits de la femme en Afrique. Cette loi qui concerne les Etats-parties permet aux femmes et aux filles porteuses d’une grossesse suite à un viol, un inceste ou toute autre forme d’agression sexuelle, d’avoir accès à un avortement médicalisé. Mais la loi pénale sénégalaise considère un avortement provoqué comme une infraction grave.

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