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L’interlocuteur du gouvernement dans le cadre des négociations avec les syndicats d’enseignants reste le G7. C’est la réponse sèche que la présidente du Haut conseil du dialogue social a servie au G20 qui réclame sa destitution en raison de son «incompétence». Innocence Ntap Ndiaye a réagi hier en marge de la réunion d’évaluation du Pacte national pour la stabilité sociale et d’émergence économique en campant sur ses positions.

Accusée, levez-vous ! Inno­cence Ntap Ndiaye a subi il y a quelques jours une énorme charge du G 20, qui a réclamé son départ de la tête du Haut conseil du dialogue social pour «incompétence». Une revendication de ce regroupement de syndicats d’enseignants, exclu de la table de négociations à cause de sa non-représentativité. Mais, la réponse de la concernée est sèche et elle n’a pas varié dans ses déclarations : selon elle, son seul et unique interlocuteur reste le G7 regroupant les syndicats les plus représentatifs dans le secteur de l’éducation. «Le G20 n’a pas son mot à dire sur le Haut conseil du dialogue social. Le gouvernement discute avec les syndicats d’enseignants les plus représentatifs. Ce sont les règles du jeu», a-t-elle laissé entendre hier en marge de la réunion d’évaluation du Pacte national pour la stabilité sociale et d’émergence économique. Elle en rajoute une couche, qui risque de rendre plus enragé le G 20 : «Ce n’est pas ma personne qui est en jeu. Je pense que c’est l’institution. Elle a été mise en place par les centrales syndicales les plus représentatives. Au niveau du secteur de l’éducation, il faut dire qu’il y a un comité du dialogue social secteur éducation. Donc, le G20 n’est pas membre du conseil et pour donner un avis il faut être partie prenante. Il faut avoir intérêt à agir.»  Cette sortie de la présidente du Haut conseil du dialogue social a été précédée par une déclaration du syndicaliste Oumar Wally Zoumarou et Cie. «Quand on est une autorité qui occupe un poste aussi stratégique, on devrait avoir une posture de neutralité. On ne peut pas avoir un parti pris pour un groupe. Ça ne devrait pas être son rôle dans cette affaire. C’est pourquoi nous la récusons entièrement et totalement. Nous considérons qu’elle est inapte à mener le dialogue social dans notre pays. Elle est en quelque sorte celle-là qui catalyse les foyers de tension. Parce que tout simplement elle voudrait justifier le budget qui lui est alloué et c’est malheureux. Elle ne peut pas s’immiscer dans un problème qu’elle ne maîtrise pas. Elle ne détient pas les clés de la solution. Elle n’a qu’à se taire sur tout ce que nous sommes en train de mener comme combat. Parce qu’elle a montré son incapacité totalement à gérer des problèmes du dialogue social», avait clamé le syndicaliste.

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