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Située à la lisière de la capitale sénégalaise, Tivaouane Peulh ploie sous le poids de plusieurs problèmes : inexistence d’infrastructures sanitaires, occupation anarchique des voies et promiscuité.

Tivaouane Peulh a fêté son cinquantenaire fin 2018, mais n’a rien d’une ville moderne malgré son jeune âge. Promiscuité et manque d’équipements sont des effets que ressentent les populations de cette localité. «Le garage, le marché et la mosquée sont tous concentrés sur la route principale qui mène vers la cité Namora. Ils sont implantés au même endroit causant ainsi de graves problèmes de mobilité et de sécurité», a fait savoir Ibrahima Sarr, habitant la localité. Les quincailleries et autres boutiques qui empiètent sur les rebords de la route qui sert aussi de lieu de travail pour des vendeurs de toute sorte rendent la voie quasi impraticable. Que de temps perdu sur cet axe très passant du reste ! «Sortir ou entrer ici pose problème. C’est pourquoi beaucoup de taximen refusent d’y aller. C’est un vrai parcours du combattant», a noté Cheikh Fall, un taximen rencontré sur le chemin sablonneux menant à la cité Namora. «Les populations souffrent du manque d’infrastructures de base touchant la santé, l’éducation et d’autres secteurs», a avisé Mamadou Cissokho. «Dans certaines zones, on boit jusqu’à présent de l’eau de puits. L’accès à certaines zones est encore difficile ; ce qui fait qu’il est difficile d’évacuer les malades et même de leur dispenser des soins adéquats», a encore détaillé M. Cissokho. Un constat qui l’a poussé, avec d’autres habitants de la localité, à mettre sur pied le «Mouvement mon pays, mon avenir». Ils ont réitéré leurs ambitions à l’occasion d’un grand rassemblement tenu le week-end à la place publique de la cité Namora. «C’est un mouvement apolitique qui compte mener des actions de développement économique et social au profit des populations de la localité», a-t-il fait savoir. «La cité Namora n’a pas de structure de santé», mettant cela au nombre des priorités que les populations aimeraient voir réglées. «Nos enfants n’ont même pas d’espaces de jeu, ce qui est un réel problème. La population est en train de grandir et il faut aussi qu’on essaie de trouver les voies et moyens pour corriger cette erreur», a relevé M. Cissokho, appelant l’Etat et la commune à s’investir pour soulager les habitants de la localité.
abndiaye@lequotidien.sn

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