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«Etre informé sur l’évolution des actions sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans les politiques publiques.» L‘Obser­va­toire national de la parité essaie de concrétiser cet objectif à lui assigné. En conclave hier à Saly, cette structure va durant trois jours, évaluer et suivre  la parité dans les politiques publiques. Selon Fatou Kiné Diop, présidente de l’Obser­vatoire national de la parité, il faudra disposer d’outils et de moyens pour faire le suivi-évaluation pour atteindre cet objectif. «C‘est ce qui explique cette initiative que nous avons de pouvoir élaborer un indice national de la parité du Sénégal. Cet instrument va nous permettre de mesurer à partir d’aujourd’hui, tous les progrès réalisés par le Sénégal en matière de parité dans les politiques publiques», souligne Mme Diop. Faisant le bilan de cette parité au Sénégal, la présidente de l’Observatoire national de la parité a rappelé que des progrès ont été réalisés dans ce domaine. «Beau­coup de lois ont été prises en faveur de cette égalité, dans le domaine de l’institutionnalisation du genre, nous avons beaucoup progressé. Il faut saluer aussi cette volonté politique manifestée récemment à travers la création de ministère de la Femme, de la famille et du genre qui est une manifestation d’une réelle volonté de promouvoir le genre au Sénégal», assure la présidente de l’Onp. Malgré ces efforts, des limites existent aussi. Mme Diop les cite : «par exemple, il y a dans certains secteurs où cette production est encore très faible, il y a aussi des indices qui ne sont pas adaptés et ce qui est plus saillant c’est que nous n’avons pas au Sénégal un indice de mesure de la parité à la suite de la loi sur la parité. Notre objectif c’est de contribuer à une production de statistique nationale désagrégée renforcée. Il ne s’agit pas de travailler sur des indicateurs qui ne sont pas «renseignables» parce que c’est ça qui pourra servir aux techniciens pour faire le calcul et donner une note au Sénégal. L’indice ne sera pas calculé seulement dans le domaine politique, mais le domaine économique et social», conclut la présidente de l’Onp. Alberto Virelia, ambassadeur du Royaume d’Espa­gne au Sénégal, qui participait à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, n’a pas caché sa satisfaction, car l’équité des  genres est une marque de la coopération espagnole et même de l’action internationale de l’Espagne. «Au Sénégal, la coopération espagnole, à travers dans beaucoup de domaines, qui touchent les femmes de façon spéciale surtout dans la région de la Casamance. Dans le secteur, de la bonne gouvernance, nous travaillons dans la capacitation des femmes dans les élections municipales. Après ces élections de 2014, on a continué à capaciter les femmes élues d’où l’importance d’avoir des statistiques, des indicateurs pour voir les progrès et l’Espa­gne va accompagner le Sénégal dans ce processus», déclare l’am­bassa­deur d’Espagne au Sénégal.
Cet atelier, qui prend fin vendredi, a réuni tous les acteurs et producteurs et utilisateurs de données de l’Etat, de la Société civile, des universités et des experts pour échanger sur le travail du comité préparatoire. La mise en place de cet indice va leur permettre de collecter des données chaque année pour déterminé la parité dans chaque secteur.
abciss@lequotidien.sn

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