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L’Inspection générale d’Etat s’intéresse à la gestion du Conseil économique, social et environnemental de 2013 à 2019, donc de Aminata Tall à Ami­nata Touré. Mais tout indique que c’est Mimi Touré, qui s’est rebellée depuis son remplacement par Idrissa Seck, qui serait dans le viseur du pouvoir.

Aminata Touré : «J’attends avec sérénité»

Quand l’Inspection générale d’Etat est agitée, c’est rarement une bonne nouvelle pour les «clients». Emedia.sn révèle qu’une mission de vérification de ce corps redoutable est sur le point de s’intéresser à la gestion du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ce n’est point, bien évidemment, Idrissa Seck qui vient de prendre les rênes de l’institution qui est visé, mais les deux «Amy» du président de la République : Aminata Touré et Aminata Tall. La mission de vérification et d’audit de l’Ige concerne également la gestion de Aminata Tall, qui pendant six ans, de 2013 à 2019, a présidé aux destinées du Conseil économique, social et environnemental. Mais il semblerait que c’est moins Aminata Tall qui serait dans le viseur des enquêteurs que Mimi Touré. «Il s’agira, en effet, de vérifier l’état des lieux à son arrivée et à sa sortie du Cese», écrit le site du groupe Emedia invest qui reprend cette grosse information révélée un peu plutôt par Mamoudou Ibra Kane dans sa chronique hebdomadaire.
C’est là un acte majeur de rupture consommée entre Macky Sall et son ancienne Envoyée spéciale. Et apparemment, le sortie musclée de l’ancien Premier ministre rappelant, lors d’une intervention à une conférence virtuelle du Ndi, que la question du troisième mandat de Macky Sall est «derrière nous» parce qu’il fait «son 2ème et dernier mandat» n’a pas été bien accueillie au plus haut sommet. De toute façon, l’Ige, logée à la présidence de la République, ne saurait agir sans l’autorisation du chef de l’Etat. Et si ce dernier avait pris au mot Mimi Touré ! En novembre dernier, alors que l’audit de sa gestion était annoncé, peu avant la prise de fonction de Idrissa Seck, Aminata Touré demandait que le Cese «soit audité, de sa création en 2013 au jour de (son) départ)». Lors de son installation le 19 novembre dernier, Idrissa Seck a assuré n’avoir «fouillé la gestion de personne». Mais il a indiqué qu’en tant que nouveau président de cette institution, il devait recevoir un dossier comprenant des informations sur les comptes et le patrimoine du Cese.

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