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L’enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (Eri-Esi 2017) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), présentée jeudi, atteste que 96,4% des emplois sont générés par le secteur informel contre 3,6% par le secteur formel. Le taux du chômage au sens du Bureau international du travail (Bit) est estimé à 2,9% en 2017, soit 118 mille 608 individus, alors que celui du chômage Bit élargi est de 12,5% et concerne 559 mille 559 individus.

L’emploi informel prédomine dans l’économie sénégalaise. En effet, 96,4% des emplois sont générés par le secteur informel contre 3,6% d’emploi du secteur formel. Ce sont les résultats issus de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel. Selon l’Eri-Esi, le secteur informel non agricole compte 1 million 689 mille 613 chefs d’unités de production informelles (Cupi) et emploie 809 mille 606 personnes en 2017, soit 2 millions 499 mille 219 emplois générés par ledit secteur.
Le montant actuel du capital du secteur informel s’élève à 350 milliards de francs Cfa investis à 53,8% dans l’industrie, 25,3% dans le commerce et 20,4% dans le secteur des services. En 2017, les unités de production du secteur informel ont fait un investissement à hauteur de 49,2 milliards de francs Cfa. Plus de 40% de ces dépenses d’investissement sont destinés à l’achat de local contre environ 10% pour l’achat de machines et quasiment 13% pour des véhicules professionnels.
S’agissant de l’emploi, l’enquête montre qu’au Sénégal le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (Bit) est estimé à 2,9% en 2017, soit 118 mille 608 individus, alors que le taux de chômage Bit élargi est de 12,5% et concerne 559 mille 559 individus. En plus des chômeurs, révèle le rapport, 118 mille 608 individus sont toujours en quête d’un emploi, 388 mille 174 actifs travaillent contre leur gré, moins d’heures que la norme et 890 mille 673 autres sont dans la main-d’œuvre potentielle, soit 1 million 397 mille 455 sur 4 millions 915 mille 351 de la main-d’œuvre élargie, et un taux de sous-utilisation de 28,4%. Le besoin d’emploi concerne davantage les femmes que les hommes avec des taux respectifs de 37,4% et 19,5%, mentionne le document.
D’après le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ces informations sont très importantes. «Ça montre que des pas importants ont été réalisés dans ces différents domaines, mais également que beaucoup de personnes en activité sont dans le secteur informel. Cela montre la détermination et le poids qu’a le secteur informel», analyse Baba­car Ndir.
Dans sa lecture, Alioune Tamboura, coordonnateur de ladite enquête, relève une forte présence d’hommes sur le marché du travail. «Concernant les résultats du volet informel, on peut dire que le secteur joue un rôle très prépondérant dans l’économie nationale», note-t-il. En effet, souligne l’économiste, le secteur informel «réalise un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards et contribue à la production qui est estimée à plus de 4 000 milliards. Et en termes de valeur ajoutée, le secteur informel contribue à plus de 3 000 milliards dans l’économie».

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