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La compagnie minière Teranga gold operations, société mère de la filiale Sabodala gold operations (Sgo), a mis 224,2 milliards de francs Cfa pour racheter la mine d’or de Massawa, propriété de la société aurifère de Barrick. Les réserves minérales historiques vendues à la société canadienne sont estimées à 2,6 millions d’onces d’or.

La mine d’or de Massawa devrait bientôt être sous l’escarcelle de Teranga gold operations. Cette compagnie minière, société mère de la filiale sénégalaise Sabodala gold operations (Sgo), a mis sur la table la bagatelle de 380 millions de dollars américains, soit près de 224,2 milliards de francs Cfa, majorés d’un paiement conditionnel lié au prix de l’or, pour la racheter de la société aurifère de Barrick. La société canadienne devrait ainsi détenir 90% des actions de Massawa. Les 10% restants devraient revenir à l’Etat du Sénégal. En effet, les deux sociétés ne sont encore qu’à l’étape d’intention d’affaires. La clôture de l’opération de vente est attendue dans le premier trimestre de 2020. «Elle est conditionnelle à la délivrance du permis d’exploitation minière et du permis d’exploitation résiduelle de Massawa par le gouvernement du Sénégal et à l’obtention de certaines autres autorisations et approbations du gouvernement», a expliqué Abdoul Aziz Sy hier, en conférence de presse. Le directeur général de Sgo d’expliquer que l’opération est aussi conditionnelle à la clôture des financements simultanés par emprunt et par émission d’actions, tous conditionnels l’un à l’autre, ainsi qu’à la satisfaction des conditions de clôture habituelle pour une opération de ce genre. Selon le directeur général de Sgo, la mine de Massawa compte parmi les réserves à ciel ouvert non mises en valeur et qui représentent la teneur en or la plus élevée en Afrique. L’étude de faisabilité de Barrick, réalisée en juillet 2019, a estimé les réserves minérales historiques à 2,6 millions d’onces d’or, soit 20,9 millions de tonnes d’or. Selon Abdoul Aziz Sy, cet or contient un mélange de minerai libre et de minerai réfractaire qui rend son extraction plus complexe.
Située à une trentaine de kilomètres de la mine d’or de Sabodala, la proximité entre Sabodala et Massawa ouvre la voie à d’importantes synergies d’investissement et d’exploitation. Grâce à elle, souligne M. Sy, le traitement de l’or à l’usine de Sabodala devrait faire de cette dernière une installation de premier ordre.

Des avantages pour l’Etat
A lui seul, Massawa qui devait avoir une durée de vie de 11 à 13 ans devait produire 200 mille onces d’or par année au cours des 10 premières années à partir de 2023.
L’achat de la mine de Massawa par Teranga garantit à l’Etat des avantages financiers plus importants et immédiats que si le projet avait été développé par Barrick. En effet, explique M. Sy, en vertu de la loi, Barrick aurait bénéficié d’un congé fiscal de sept ans à compter de la délivrance de son permis d’exploitation. «Si Barrick qui détenait auparavant un permis de recherche devait exploiter la mine Massawa, il lui aurait fallu environ trois ans pour mettre en place l’infrastructure nécessaire à l’exploitation du gisement. L’Etat du Sénégal devait donc attendre trois ans avant de pouvoir commencer à bénéficier des avantages financiers de cette exploitation», a développé l’acquéreur de Massawa. Fier de cette nouvelle acquisition, il ajoute : «Avec la reprise par Teranga, Sgo peut commencer ses activités en moins d’un an et l’Etat commencera à bénéficier immédiatement de ces retombées financières.»
Teranga prévoit de commencer à traiter le minerai libre des gisements de Massawa à son usine existante de lixiviation au carbone au cours du deuxième semestre de 2020.

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