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Espérant la sauvegarde des emplois des travailleurs, le Syndicat national des travail­leurs de l’hôtellerie, de la restauration, café, bars et casinos du Sénégal plaide pour une amnistie fiscale en faveur des industries hôtelières. En conférence de presse hier, le secrétaire général de ce syndicat, El Hadji Ndiaye, et ses camarades ont affirmé que les licenciements pour motifs économiques survenus à l’hôtel Terrou-Bi ont été faits dans le respect des règles.

Le secteur du tourisme est totalement dévasté à cause du Covid-19. Cette morosité économique devrait pousser l’Etat à accorder une amnistie fiscale aux industries hôtelières pour leur permettre de se relancer après les contrecoups de la pandémie. C’est une demande des membres du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration, café, bars et casinos du Sénégal, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc). Le syndicat exhorte l’Etat à continuer d’accompagner le patronat en accordant des remises partielles sur la dette fiscale due au 31 décembre 2020 dont l’impôt sur les sociétés sur le bilan de 2019, mais aussi sur l’impôt et taxes sur les salaires de juillet 2019 à décembre 2020, l’annulation de la patente de l’année 2020 pour 7 ans au lieu de 3 ans, comme indiqué dans le Code général des impôts.
Dans la même veine, les syndicalistes veulent qu’on préconise une deuxième phase de l’octroi du crédit hôtelier à certains acteurs qui n’en ont pas encore reçu. Dans un mémorandum, les syndicalistes ont fait savoir qu’à travers ce plaidoyer, ils comptent sur le patronat pour la sauvegarde des milliers d’emplois dans le secteur.
En conférence de presse hier, le syndicat a évoqué le cas spécifique des 121 employés licenciés de l’hôtel Terrou-Bi. Selon le collège des délégués dudit établissement hôtelier, ces agents ont été remerciés dans le respect de leurs droits. «Il y a eu une première signature avec les délégués du personnel d’un premier protocole de chômage technique avec maintien du salaire net à 70% du 14 mars au 1er juillet 2020, maintien du versement du prêt Tabaski et un salaire minimum de 70 mille francs Cfa, maintien des avantages sociaux», a soutenu le délégué syndical Cheikh Anta Goudiaby. Ce dernier ajoute ensuite que «la direction générale a signé avec les délégués du personnel un nouveau protocole d’accord de chômage technique couvrant la période de juillet à septembre 2020 inclus (maintien du salaire net de 50% en juillet, puis 55% en août et 60% en septembre avec un salaire minimum de 70 mille francs Cfa, maintien des avantages sociaux et de l’intégralité des 9 navettes de transport du personnel». Bref, selon M. Goudiaby, tous les travailleurs licenciés pour motifs économiques ont bénéficié d’une indemnité de préavis, selon les catégories, d’une indemnité de licenciement, d’une indemnité compensatrice de congés, d’une indemnité spéciale payée par l’employeur et égale à un mois du salaire brut. Il a aussi parlé d’une indemnité «bonus» octroyée et qui est égale à un mois du salaire brut.

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