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Dans son discours-bilan du 31 décembre, le président de la République a listé ses réalisations concernant le secteur des trans­ports. Toutefois, Macky Sall s’est résolument engagé à réduire les accidents au niveau de la route.

En inaugurant certaines de ses infrastructures routières, Macky Sall ne se lasse jamais de se glorifier qu’il a fait mieux que ses prédécesseurs à la tête de l’Etat. En prononçant son discours de nouvel an à la veille de son quinquennat, le président de la République liste: «Le Plan Sénégal émergent (Pse), qui termine sa deuxième année de mise en œuvre, se poursuit sans relâche.  A ce titre, j’ai inauguré des projets d’infrastructures ma­jeurs, notamment l’autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia ; l’échangeur de l’émergence ; la 3ème section de la Voie de dégagement Nord ; – et la route des Grandes Niayes, Rufisque-Bayakh-Notto-Diogo-Lompoul.» Ce n’est pas tout. Mais le reste constitue des projets qui seront réalisés dans le futur. Il s’agit des routes comme les axes Sédhiou-Marssassoum, Kédougou-Salémata, Dabo-Médina Yoro Foulah, Bambey-Baba Garage et la dorsale de l’île à Morphile. «A ces chantiers s’ajoutent la construction du pont de Foundiougne et la réhabilitation des Routes Nationales n°1, Tambacounda- Bakel; n°2, Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel; et n°7, Dialocoto-Mako», annonce le Président Sall.
Sur le plan ferroviaire, l’homme du 25 mars 2012 a déjà lancé le 14 décembre le projet de Train express régional (Ter). «C’est le plus grand projet du Sénégal indépendant. Près de 10 000 personnes travailleront sur le chantier. Au total, 15  trains d’une capacité de transport de 115 000 passagers par jour, desserviront la ligne, en raison d’un départ toutes les 15 minutes», se réjouit-il, dithyrambique. D’a­près lui, en utilisant les technologies les plus avancées, le Ter «qui sera mis service en janvier 2019 va révolutionner le système de transport public de masse de notre pays en alliant le confort, la sécurité et la ponctualité». «Nous poursuivons, en même temps, l’amélioration du transport routier, avec la mise en place prochaine, par Dakar Dem Dikk, de lignes devant desservir Tivaouane, Mbour, Tou­ba, Saint-Louis, Podor, Matam, Fatick, Kaolack, Tambacounda, Ziguinchor et Kolda à partir de Dakar», ajoute-t-il.
Cependant, le chef de l’Etat ne nous dit pas comment le Ter, qui comme l’autoroute à péage Dakar-Diamndiadio-Aibd, reliera la capitale à des cités dortoirs, sur un tracé quasi similaire, pourra être rentable sans pour autant réduire l’attractivité de la route qui elle aussi, vient de voir plusieurs milliards injectés dans sa mise en œuvre. Comme il n’a cette fois-ci, pas rappelé qu’en plus de créer des emplois subalternes dans notre pays, le Ter aura contribué à stabiliser une niche de 4 000 emplois directs et indirects dans l’Alsace française, dans la zone de Reichshoffen, où se trouve l’usine d’Alstom qui va fabriquer nos 15 Ter.
D’autre part, le chef de l’Etat a relevé que, malgré tous ces efforts et programmes, les accidents de la circulation ont constitué le point noir du secteur des transports. «Je suis au regret de constater avec vous le nombre trop élevé d’accidents mortels sur nos routes, par la négligence des uns et l’imprudence des autres», a regretté Macky Sall, en appelant les Sénégalais à ne pas se résigner à cette fatalité.  «J‘ai donné des instructions  fermes pour un contrôle technique plus rigoureux des véhicules et une veille stricte sur le respect du code de la route», conclut-il. En 2016, plus de 500 Sénégalais ont trouvé la mort au niveau de la route, d’après la direction des Transports routiers. D’où la solution qu’elle a préconisé pour les mois à venir, d’imposer le permis à points aux automobilistes de ce pays.
bgdiop@lequotidien.sn

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